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Nos lecteurs ont la parole

Les barrages, une urgence vitale

Par Joseph W. ZOGHBI
Nous comprenons que les arbitrages soient nécessaires dans la détermination des dépenses budgétaires. Mais nous ne pouvons comprendre que les besoins en eau de la population ne soient pas une priorité pour le Conseil des ministres. Je dis Conseil des ministres car la ministre des Finances a nié toute « obstruction ». Quand un journaliste  lui a posé la question : « Pourquoi êtes-vous contre le financement des barrages ? » Elle a répondu : « La détermination des dépenses est une responsabilité du Conseil des ministres. »
Soit ! Alors ou bien le Conseil des ministres est aux abonnés absents concernant les besoins vitaux de la population ou bien il est incapable de déterminer les priorités des citoyens et principalement leurs besoins en eau.
Nous l'avons déjà signalé à maintes reprises : dans un pays comme le Liban, c'est une aberration d'avoir soif. Malheureusement, l'aberration est devenue une règle ;  car l'eau n'est jamais là où elle devrait être, c'est-à-dire dans les tuyaux. Elle est dans le sous-sol, elle coule en surface vers la mer, elle est  quelquefois (non distribuée) dans les barrages (encore une aberration). Alors, nous nous demandons légitimement quand nos chers dirigeants comprendront-ils que le Libanais aimerait en premier lieu avoir l'eau, l'électricité, la santé, l'éducation, les transports, la sécurité, la justice, le respect de l'environnement, l'eau et l'électricité venant toujours en premier. Un pays dépourvu de ces deux éléments vitaux, vous en convenez,  étant un pays sous-développé, le Liban appartient donc à cette catégorie de nations et notre gouvernement nous entraîne encore plus loin dans le sous-développement. Une vraie honte !
Les plans des barrages existent. Il aurait fallu en construire plusieurs par an pour rattraper le temps perdu. Des pays comme l'Irak et la Syrie ont des relations tendues entre eux et avec leur voisin turc à cause du partage de l'eau ; l'Égypte pourrait recourir aux grands moyens avec les riverains du Nil à cause de l'eau ; toute la presqu'île Arabique a soif et a recours au dessalement de l'eau de mer. Et le Liban dans tout ça ? Il est, bien sûr, bien pourvu en eau mais dédaigne exploiter la ressource qui a encore plus de valeur que le gaz naturel potentiel dans ses  eaux territoriales. Si nous n'arrivons pas à exploiter nos ressources en eau, je me demande comment nous saurons  exploiter le gaz en mer. C'est une question de sens des responsabilités.
C'est décourageant à la fin de toujours se battre pour ce qui est évident. À croire que nos élus manquent de discernement ou ont des priorités qui n'ont rien à voir avec les intérêts des citoyens et avec le bien public.
Nous comprenons que les arbitrages soient nécessaires dans la détermination des dépenses budgétaires. Mais nous ne pouvons comprendre que les besoins en eau de la population ne soient pas une priorité pour le Conseil des ministres. Je dis Conseil des ministres car la ministre des Finances a nié toute « obstruction ». Quand un journaliste  lui a posé la question : « Pourquoi êtes-vous contre le financement des barrages ? » Elle a répondu : « La détermination des dépenses est une responsabilité du Conseil des ministres. » Soit ! Alors ou bien le Conseil des ministres est aux abonnés absents concernant les besoins vitaux de la population ou bien il est incapable de...
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