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Sport - Xixe Coupe Du Monde De Football 11 Juin-11 Juillet 2010

Bien plus qu’une Coupe du monde !

Le gigantesque stade de Soccer City qui abritera le match d’ouverture et la finale du Mondial 2010 est fin prêt pour accueillir les millers de fans du ballon rond.

La XIXe édition de la Coupe du monde, qui débute aujourd'hui en Afrique du Sud, s'annonce comme une immense fête du football, avec en toile de fond une dimension symbolique forte, seize ans après la chute de l'apartheid.
Le grand barnum du ballon rond a déjà fait étape en Amérique du Sud et du Nord, en Europe, en même en Asie (2002). Partout, sauf en Afrique, où ce sport universel puise pourtant une grande partie de ses pratiquants.
L'attribution, en 2004, du Mondial à l'Afrique du Sud a réparé une injustice. Depuis, la nation arc-en-ciel s'est érigée en porte-drapeau de tout le continent.
Aussi, cette Coupe du monde sera joyeuse, colorée et assourdissante, au son des vuvuzelas, ces trompettes géantes que la FIFA songea un temps à interdire. Mais derrière le bruit et la ferveur se cachent quelques symboles forts.
Présent en 1995 à la finale du Mondial de rugby, un maillot des Springboks sur le dos, pour incarner la réunification d'une nation meurtrie par 46 ans d'apartheid (1948-1994), Nelson Mandela, 92 ans en juillet, devrait cette fois honorer la cérémonie d'ouverture. Aux côtés du vice-président américain Joe Biden ou du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. Trois milliards de téléspectateurs auront les yeux braqués sur l'Afrique aujourd'hui.

Forte attente autour des Bafana
La performance des Bafana Bafana (garçons en zoulou), dès le match d'ouverture face au Mexique, conditionne une partie de la réussite populaire de ce Mondial.
Pour éviter de devenir la première nation hôte éliminée à l'issue du premier tour d'un mondial, l'Afrique du Sud, 83e au classement FIFA, compte sur la confiance, empilée au gré de douze matches (amicaux) sans défaite, et sur la science de l'entraîneur, le Brésilien Carlos Alberto Parreira, sacré en 1994 avec la Seleçao.
Les Sud-Africains comptent peut-être aussi sur un effondrement de la France, qui accumule les déconvenues depuis la finale perdue en 2006.
Qualifiés grâce à un but de Gallas entaché par une main de Thierry Henry en barrages face à l'Irlande, les Français, qui restent sur une défaite face à la... Chine (0-1), constituent l'un des grands points d'interrogation de ce Mondial. Comme l'Argentine, de l'imprévisible Diego Maradona, ou l'Italie tenante du titre, vieillissante.
Les six nations africaines rêvent de hisser pour la première fois un représentant dans le dernier carré. Seul bémol, trois des meilleurs joueurs du continent sont blessés : Drogba l'Ivoirien, Essien le Ghanéen et Mikel le Nigérian.

Une flopée de favoris
Les autres « grands » arrivent armés de davantage de certitudes. Certes l'Allemagne se présente sans Michael Ballack et sans gardien de calibre mondial, comme l'Angleterre, et le Brésil manque de romantisme. Mais ces équipes peuvent raisonnablement figurer dans le peloton des favoris aux côtés de l'Espagne, rayonnante depuis son titre européen en 2008, des Pays-Bas, ou du Portugal de Cristiano Ronaldo.
Sur la route du titre mondial, ces nations devront dompter les effets de l'altitude, qui brûle les poumons et modifie les trajectoires du ballon, le (déjà) fameux Jabulani, comparé à un engin de plage par certains gardiens désespérés.
Mais les équipes devront aussi apprivoiser l'environnement particulier de l'Afrique du Sud. Car même si chaque délégation bénéficie d'une protection rapprochée, les joueurs peuvent constituer une cible de choix dans un pays où l'on dénombre en moyenne 50 homicides par jour.
L'insécurité constitue l'un des grands points d'interrogation de ces quatre semaines en ballon et un grand défi pour les organisateurs, alors que près de 300 000 visiteurs sont attendus en Afrique du Sud. Prêts à vivre bien plus qu'une Coupe du monde.
La XIXe édition de la Coupe du monde, qui débute aujourd'hui en Afrique du Sud, s'annonce comme une immense fête du football, avec en toile de fond une dimension symbolique forte, seize ans après la chute de l'apartheid.Le grand barnum du ballon rond a déjà fait étape en Amérique du Sud et du Nord, en Europe, en même en Asie (2002). Partout, sauf en Afrique, où ce sport universel puise pourtant une grande partie de ses pratiquants.L'attribution, en 2004, du Mondial à l'Afrique du Sud a réparé une injustice. Depuis, la nation arc-en-ciel s'est érigée en porte-drapeau de tout le continent.Aussi, cette Coupe du monde sera joyeuse, colorée et assourdissante, au son des vuvuzelas, ces trompettes géantes que la FIFA songea un...
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