« Un groupe d'ONG et de factions palestiniennes au Liban étudie la possibilité d'organiser des marches qui franchiraient les frontières non seulement à partir du Liban, mais également de Jordanie, de Cisjordanie, de Gaza (...) et de toutes les frontières arabes avec la Palestine occupée », a affirmé à l'AFP Mounir Maqdah, un responsable du Fateh au Liban.
« La cause palestinienne nécessite beaucoup d'efforts et de sang », a-t-il ajouté, appelant les autorités libanaises à « faciliter la marche pour que celle-ci soit lancée bientôt ».
Il a précisé avoir reçu des « milliers » de lettres de personnes exprimant leur volonté de participer à ces marches.
Samedi dernier, deux ONG propalestiniennes au Liban ont lancé un appel de fonds en vue d'acheter un bateau qui devrait se diriger de Beyrouth vers la bande de Gaza en fin de semaine, avec à son bord de l'aide et des dizaines de journalistes arabes et étrangers.
Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a également appelé au lancement d'une seconde édition de la « flottille de la liberté », un projet étudié actuellement par 80 ONG.
En soirée, Mounir Maqdah s'est rétracté, indiquant que pour l'instant, les Palestiniens n'ont aucune intention de braver la frontière à partir du Liban-Sud et précisant qu'une telle démarche nécessite une planification et une coordination « de manière à ne pas exposer le Liban au danger ».
Par ailleurs, et à l'appel du mouvement Tawhid, plusieurs dignitaires se sont dirigés vers la porte de Fatima à la frontière avec Israël pour marquer « leur solidarité avec la flottille de la liberté et pour dénoncer le massacre commis contre son équipage ».


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