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Liban

Geagea met en garde contre un retrait de l’initiative arabe de paix

Le président du conseil exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a critiqué hier les personnes qui appellent à un retrait de l'initiative arabe de paix et à la suspension des négociations indirectes entre Israéliens et Palestiniens.
Dans une conversation à bâtons rompus avec les journalistes à Meerab, il a estimé que ces deux revendications « correspondent aux vœux des Israéliens ». Il a ainsi expliqué que Tel-Aviv « n'est pas emballé à l'idée de reprendre les pourparlers avec les Palestiniens, mais qu'il est soumis à des pressions américaines et européennes en ce sens ». « Le gouvernement israélien veut que les Arabes se retirent de l'initiative de paix et que les négociations directes ou indirectes soient suspendues », a-t-il insisté, jugeant en revanche qu'« il est dans l'intérêt des Arabes d'accélérer celles-ci pour parvenir à un accord de paix au meilleur moment pour eux et au pire pour les Israéliens ».
En réponse à une question, le chef des FL a indiqué que la résolution 1701, « qui a mis fin à la guerre de 2006, répond aux exigences israéliennes du moment qu'elle a obligé le Hezbollah de se déplacer du sud au nord du Litani, ajoutant que sa teneur est identique à celle de la 1559 ». Selon M. Geagea, Israël « ne s'est pas retiré du Liban par la force en 2000 du moment qu'il avait aussi choisi de se retirer de Gaza, ce qui fait que des solutions ne sont possibles que de concert avec la communauté internationale et si des pressions énormes sont exercées sur elle pour l'amener à établir un État palestinien libre et indépendant en terre palestinienne ».
« Si l'Iran essaie par exemple d'employer la force contre Israël, le monde entier se tiendra aux côtés de ce dernier », a-t-il averti.
En réponse à une autre question, M. Geagea s'est dit consterné par la polémique entre le président de la Chambre, Nabih Berry, et l'ancien chef de gouvernement, Fouad Siniora, au sujet du projet de budget et des 11 milliards de livres, « partant du principe que la dispute est entre deux amis ». « Mais si une personne est indisposée par les positions politiques de M. Siniora, qu'elle l'attaque sur cette base sans faire référence à des questions techniques qui risquent de nuire à la réputation de l'ensemble du système libanais », a-t-il observé.
Concernant la position de M. Berry par rapport à l'accord de sécurité libano-américain, que le président de la Chambre considère comme étant illégal et dont il réclame la révision, le chef des FL a affirmé ne pas être de son avis. Il a quand même soutenu le renvoi du texte au gouvernement pour un nouvel examen, « parce que personne n'y est vraiment attaché, surtout qu'il ne s'agit pas d'un accord de sécurité, mais d'un accord pour l'équipement et la formation » des agents de l'ordre. « S'il est dans l'intérêt du Liban, nous le maintiendrons, sinon, nous prendrons les mesures qui s'imposent », a-t-il poursuivi.
M. Geagea a aussi commenté les propos du chef du PSP, Walid Joumblatt, qui ne partage pas son point de vue sur la nécessité de l'envoi d'unités de l'armée au Liban-Sud. « Sur le fond, Joumblatt n'a pas formulé un avis contraire. Il a avancé une autre proposition et jugé que la mienne est inutile parce que le Hezbollah s'y opposera », a-t-il dit, avant de préciser qu'il avait seulement proposé que des unités de l'armée soient envoyées au sud du pays pour combattre Israël avec un matériel adéquat.
Sur un autre plan, M. Geagea a reçu une délégation de la commission des Affaires étrangères au Congrès américain, comprenant MM. Alan Mccofski, Robert Marcus et Daniel Silverberg, avant de conférer avec l'ambassadrice de Grande-Bretagne, Frances Guy, qui lui a fait part des efforts déployés par son pays pour accélérer le processus de paix au Moyen-Orient.
Le président du conseil exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a critiqué hier les personnes qui appellent à un retrait de l'initiative arabe de paix et à la suspension des négociations indirectes entre Israéliens et Palestiniens.Dans une conversation à bâtons rompus avec les journalistes à Meerab, il a estimé que ces deux revendications « correspondent aux vœux des Israéliens ». Il a ainsi expliqué que Tel-Aviv « n'est pas emballé à l'idée de reprendre les pourparlers avec les Palestiniens, mais qu'il est soumis à des pressions américaines et européennes en ce sens ». « Le gouvernement israélien veut que les Arabes se retirent de...
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