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Sport

L’Espagnol Jesus Navas, nouvelle menace pour les défenses d’en face

Jesus Navas, l’explosif ailier droit, entend faire parler de lui lors de la prochaine Coupe du monde. Samuel Kubani/AFP

Ses adversaires étant désormais prévenus, l'Espagne ne pourra pas toujours compter sur son formidable jeu de passes au milieu pour briser les défenses au Mondial. C'est alors qu'apparaît un joueur comme Jesus Navas, explosif ailier droit franchement adroit face au but.
C'est le petit ailier de Séville (1,70 m, 60 kg) qui, d'une frappe magistrale des 25 mètres dans la lucarne, « flashée » à 97 km/h, a offert la victoire à la « Roja » en fin de match (86e) contre la Corée du Sud jeudi (1-0), son avant-dernier match de préparation avant la grande compétition.
Avant cela, l'Espagne, avec Xavi, Xabi Alonso et Silva sur le banc des remplaçants, avait buté sur la bonne organisation de la Corée du Sud. La semaine dernière, les champions d'Europe 2008 avaient déjà souffert devant l'Arabie saoudite, n'arrachant la victoire que dans les arrêts de jeu (3-2).
À force d'être observé et analysé dans tous les sens depuis la démonstration de l'Euro 2008, le jeu de l'Espagne, basé sur la possession et la circulation du ballon, est devenu prévisible. Et la maîtrise et la patience ne suffisent pas toujours. Il faut alors trouver autre chose pour s'imposer.
« Cette sélection a beaucoup d'alternatives. Elle sait être dangereuse avec différents styles de jeu, c'est ça qui est important », se félicitait Navas, 24 ans, après son but victorieux. Conscient du problème qu'allait poser la reconnaissance internationale du label de jeu espagnol, le successeur de Luis Aragones, Vicente Del Bosque, a vite voulu offrir de la variété à son équipe tout en conservant la base.

Problèmes d'anxiété
Il n'a cessé de chercher un ou plusieurs joueurs capables de déborder les défenses, de faire vaciller les charnières centrales. Il a d'abord essayé Diego Capel, pendant à gauche de Navas à Séville. Mais après des débuts prometteurs, Capel a eu du mal à digérer le grand écart entre les Espoirs et les A. Del Bosque avait Navas, excellent contreur et centreur, dans un coin de la tête, mais les problèmes d'anxiété du joueur l'empêchaient alors de rejoindre la sélection.
Finalement, le travail des psys et la volonté de fer du joueur aux yeux clairs ont fini par payer.
Navas a été appelé pour la première fois en novembre 2009 pour jouer en amical contre l'Argentine (victoire 2-1).
« Le sélectionneur me demande de faire ce que je fais avec mon équipe, d'ouvrir le jeu et d'apporter le danger sur mon côté », confie Navas.
Malin, Del Bosque va emmener deux « Navas » en Afrique du Sud, on ne sait jamais. Il y aura aussi Pedro, auteur d'une saison tout aussi impressionnante que le Sévillan avec le Barça.
« Ils sont très dynamiques, ils aiment bien partir avec le ballon dans les espaces, se démarquer, et ils sont très déstabilisants en un-contre-un », souligne le roi de la récupération au Real Madrid, Xabi Alonso.
« À certains moments, il faut trouver des alternatives pour débloquer un match, car sinon ça peut vite devenir compliqué », assure encore Xabi. L'Espagne prouve ainsi qu'elle a des ressources, sinon inépuisables, pour le moins impressionnantes.
Ses adversaires étant désormais prévenus, l'Espagne ne pourra pas toujours compter sur son formidable jeu de passes au milieu pour briser les défenses au Mondial. C'est alors qu'apparaît un joueur comme Jesus Navas, explosif ailier droit franchement adroit face au but.C'est le petit ailier de Séville (1,70 m, 60 kg) qui, d'une frappe magistrale des 25 mètres dans la lucarne, « flashée » à 97 km/h, a offert la victoire à la « Roja » en fin de match (86e) contre la Corée du Sud jeudi (1-0), son avant-dernier match de préparation avant la grande compétition.Avant cela, l'Espagne, avec Xavi, Xabi Alonso et Silva sur le banc des remplaçants, avait buté sur la bonne organisation de la Corée...
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