Onze femmes ouvrent un œil, inquiètes pour la journée qu'elles ont planifiée à Deir el-Qamar. Mais Saydet el-Tall veille et le soleil sera au rendez-vous sans aucun doute, même si la météo a ses caprices.
Des guides professionnels nous accompagnent dès le départ de Beyrouth en nous racontant le début de l'histoire en 1516, du cœur du Chouf. Arrivés sur la place du Midane, les groupes se forment et se dirigent vers la redécouverte de la cité des Émirs, qu'on croyait bien connaître.
Rien n'est laissé au hasard. Les demeures ouvrent grand leurs portes et l'hôte devient pour un instant le plus talentueux des hakawati. Parce que cette hkeyeh, chaque Deirote la connaît par cœur. Il y a chez lui un sentiment de fidélité et d'appartenance.
La pierre s'impose partout, solide, immuable. Et chacun est là pour le rappeler. Gare à qui y essaie d'y toucher ! Beyrouth paraît subitement pâle, fragile, livré à la frénésie des bulldozers. Et Deir el-Qamar redevient capitale dans nos têtes.
Ces onze femmes, pourtant très pragmatiques, sont dans la lune, leur lune, et se battent pour elle avec toute la douceur du monde, mais aussi la ténacité nécessaire, dans l'urgence. Car Amar est née dans une urgence. Celle du reboisement, de la défense du patrimoine culturel et historique.
Mais aussi dans l'urgence de booster l'artisanat de la ville pour que les habitants n'aient plus peur de l'hiver ni de l'oubli de leurs talents.
La journée prend fin. Une des personnes présentes tient à leur dire : « Vous êtes géniales. Merci. » Et l'une d'entre elles de répondre, dans un superbe éclat de rire : « Oui nous sommes géniales ! » Une évidence...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef