« Pourquoi et dans l’intérêt de qui voit-on disparaître les espaces verts de Baabda ? »
L'association évoque, à ce propos, la destruction d'anciennes demeures et leur remplacement par des bâtisses neuves, et, surtout, le forage de puits artésiens sans respect des critères de distance ou de profondeur. Cela, selon le texte, est en train de causer l'assèchement des sources et l'empiètement sur des terrains voisins. D'autant plus que les arbres coupés ne sont jamais remplacés, que le sol en terre est entièrement transformé en bloc de béton, et que, toujours selon le communiqué, le taux d'exploitation du terrain autorisé, c'est-à-dire de 30 à 50 %, est souvent dépassé.
« Cette urbanisation sauvage n'a qu'un seul but, celui du gain, poursuit le texte. Le prix du mètre carré atteint actuellement à Baabda trois mille dollars, un prix que l'habitant de cette région ne peut assurer, d'où le changement démographique constaté actuellement, avec le départ de la population locale. »
La campagne de TERRE-Liban consiste en plusieurs messages inscrits sur des banderoles dans les rues de la ville, commençant tous par « Aux marchands du bâtiment ». Parmi les messages, on peut lire ceux-ci : « Pourquoi et dans l'intérêt de qui voit-on disparaître les espaces verts de Baabda ? », « Êtes-vous en train de planter des arbres à la place de ceux que vous abattez ? », « Préservez-vous des superficies de sol afin que l'eau de pluie puisse s'infiltrer dans la terre ? », « Pourquoi et dans l'intérêt de qui détruit-on les anciennes demeures de Baabda ? », « Les prix des appartements à Baabda sont-ils accessibles aux jeunes ? », ou encore « Éloignez vos projets de la forêt de Baabda ».


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