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Culture - Exposition

« Flux » et « Sous-titres » picturaux au Art Lounge

Malgré leurs univers sensiblement différents, Charbel Samuel Aoun et Shawki Youssef se rejoignent dans la priorité donnée au dessin dans leurs œuvres.

Mixed-médias sur toile de Charbel Samuel Aoun. (DR)

Chez Shawki Youssef, tout commence par un dessin. Un tracé fin et délicat reproduisant, le plus souvent, une silhouette féminine, contorsionnée, renversée, dénudée, aux contours noueux évoquant une influence «egon schielienne» évidente. Travaillé sur un papier moleskine, extrêmement transparent, ce dessin est souvent rehaussé de calligraphies arabes avant d'être superposé à un second dessin, toujours sur le même thème. Les deux feront ensuite l'objet d'un processus complexe d'impression sur toile.
Sous l'insolite intitulé «Subtitles» (Sous titres), Shawki Youssef présente, au Art Lounge*, sa série de nus féminins réimprimés donc sur toile ou croqués, en rouge et noir, de manière quasi automatique, sur de grands papiers libres aux fonds blancs. Il s'en dégage un érotisme à la fois violent et tendre, à la fois contemporain et orientalisant, d'une grande expressivité.
L'artiste, professeur à l'ALBA et à l'AUB, réfute, dit-il, dans ce travail tout intellectualisme artistique pour ne laisser parler que ses émotions et la spontanéité de son trait...
Dans ce même esprit, les «Flux» (Flows), titre de l'ensemble de peintures de Charbel Samuel Aoun - qui partage avec Shawki Youssef les cimaises du Art Lounge jusqu'au 19 juin - semblent également jaillir de l'inconscient de l'artiste.
Flux de personnages, aux silhouettes enchevêtrées, qui envahissent ses toiles de grandes dimensions, travaillées en mixed-médias.
Sauf qu'avant d'entamer son dessin, au tracé filamenteux et multicolore, Charbel Samuel Aoun commence par travailler les couleurs du fond, jusqu'à obtenir, en son centre, un effet de profondeur lumineuse. Puis, cet ex-architecte de formation, totalement voué aujourd'hui à la peinture, laisse libre cours à ses fantasmagories. Celles-ci mettent en scène, de manière récurrente, des personnages suspendus au-dessus d'une foule ou occupant, en masse, ce qui pourrait évoquer une cathédrale, une forêt, ou tout autre lieu à mi-chemin entre monde imaginaire et réalité...
 
* Corniche du Fleuve, la Quarantaine. Tél. : 03/997676.
Chez Shawki Youssef, tout commence par un dessin. Un tracé fin et délicat reproduisant, le plus souvent, une silhouette féminine, contorsionnée, renversée, dénudée, aux contours noueux évoquant une influence «egon schielienne» évidente. Travaillé sur un papier moleskine, extrêmement transparent, ce dessin est souvent rehaussé de calligraphies arabes avant d'être superposé à un second dessin, toujours sur le même thème. Les deux feront ensuite l'objet d'un processus complexe d'impression sur toile. Sous l'insolite intitulé «Subtitles» (Sous titres), Shawki Youssef présente, au Art Lounge*, sa série de nus féminins réimprimés donc sur toile ou croqués,...
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