La lumière est de fait le personnage central du musée.
L'architecte a expliqué avoir voulu « rendre hommage à la tradition de Rome, qui superpose différentes époques et dispose d'une lumière fantastique ». La lumière est de fait le personnage central du musée, parfois aux dépens des œuvres exposées, écrasées par la lumière crue inondant le ciel romain.
Construit sur le site d'une ancienne caserne dans le nord de la ville, le MAXXI, qui alterne courbes et angles aigus, joue sur les effets-miroir avec les édifices environnants, pour la plupart construits au XIXe siècle dans des dominantes ocres et jaunes.
Pour son baptême, le musée offre aux visiteurs quatre expositions. Il y en a pour tous les goûts : du peintre-sculpteur italien Gino De Dominicis - («L'immortel») à l'architecte Luigi Moretti («Du rationalisme à l'informel»), en passant par l'artiste turc Kutlug Ataman («Dramaturgies
mésopotamiennes»).
La quatrième exposition, intitulée « Spazio » (« Espace »), constitue la première exposition thématique des collections permanentes d'art et d'architecture du MAXXI. « C'est un véritable joyau », a commenté pour l'AFP l'ex-ministre de la Culture Giovanna Melandri.
« Le MAXXI n'est pas seulement un musée, mais aussi un centre culturel composé d'un tissu dense d'espaces intérieurs et extérieurs qui se croisent et dialoguent les uns avec les autres, à travers un entrecroisement de galeries qui s'ouvrent sur une grande place», a expliqué Zaha Hadid.
Coût de ce bâtiment, prévu pour accueillir entre 200000 et 400000 visiteurs par an: 150 millions d'euros pour 21200 mètres carrés, dont 10000 mètres carrés d'espaces d'exposition.
Pour un coût bien moindre (20 millions d'euros), le Musée d'art contemporain de Rome (MACRO - www.macro.roma.museum), qui existait déjà au sein d'un bâtiment à l'architecture classique, s'est offert une extension de 10000 m2 au design audacieux et réussi dessinée par la Française Odile Decq.
Du noir intense et du rouge flambant pour les espaces de circulation, en «contraposition» avec le blanc immaculé des espaces destinés à accueillir les collections permanentes et les expositions temporaires.
Un énorme cœur tout rouge à facettes, planté dans le foyer, abrite un auditorium d'une centaine de places, et l'ancienne glacière du bâtiment, une ex-brasserie, accueille entre autres des œuvres d'Yves Klein et Lucio Fontana.
Plus loin, une immense salle aux proportions harmonieuses sert de cadre à diverses installations, dont les voiles colorées de l'artiste grec Kounellis.
L'édifice est surplombé d'une grande terrasse avec fontaine sur laquelle s'ouvre un restaurant: « C'est une place offerte à la ville », note Odile Decq pour l'AFP.


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