Zaha Hadid a choisi le blanc comme couleur dominante dans son bâtiment qui s'ouvre sur une piazza romaine./
D'un côté, le Musée national des arts du XXIe siècle (MAXXI - www.maxxi.beniculturali.it), un ovni de béton, verre et acier signé Zaha Hadid et sorti de terre après dix longues années de travaux, qui ouvre finalement dimanche ses portes au public.
De l'autre, le Musée d'art contemporain de Rome (MACRO - www.macro.roma.museum), un bijou rouge et noir d'Odile Decq dissimulé derrière les façades d'une ancienne brasserie, qui peut être visité jusqu'à dimanche soir mais n'ouvrira vraiment qu'en octobre.
Deux femmes, deux styles. Zaha Hadid a choisi le blanc comme couleur dominante dans son bâtiment qui s'ouvre sur une piazza et est inondé par la lumière romaine, ce qui rend parfois problématique la visibilité des oeuvres exposées.
L'architecte elle-même n'est pas saisie par le doute: "C'est très beau, je crois que ça fonctionne", estime dans un entretien à l'AFP Mme Hadid, impériale au milieu d'une myriade d'assistants et de gardes du corps.
"Lorsqu'on a organisé des portes ouvertes, le musée a littéralement été envahi. Je crois que beaucoup de gens sont curieux et viendront le voir", affirme-t-elle.
A l'intérieur, le parcours sinueux fait d'escaliers et de pentes douces n'est pas sans rappeler la spirale imaginée par Frank Lloyd Wright pour le musée Guggenheim de New York. Lignes épurées, courbes fluides.
Selon son auteur, "le MAXXI n'est pas seulement un musée mais aussi un centre culturel composé d'un tissu dense d'espaces intérieurs et extérieurs qui dialoguent les uns avec les autres, à travers un entrecroisement de galeries qui s'ouvrent sur une grande place".
La "piazza" romaine, lieu de circulation mais aussi de vie et de rencontre, est au coeur du projet réalisé par Odile Decq, qui a dessiné sur le toit-terrasse de son bâtiment "une place publique, avec sa fontaine, et à côté un restaurant qui s'ouvre sur la place, comme sur toutes les "piazze" de Rome".
Contrairement à sa consoeur, Odile Decq a élargi sa palette au noir et au rouge: "J'ai tenu à ce que les salles d'exposition restent blanches et relativement neutres pour permettre aux artistes de faire ce qu'ils veulent. Le noir, c'est une autre neutralité, plus forte. Le centre est rouge, parce que c'est la vie, c'est le coeur", raconte-t-elle à l'AFP.
Et c'est dans ce coeur à facettes posé dans le foyer du musée qu'elle a choisi de loger un auditorium d'une centaine de places. Son musée est donc un être vivant et ludique qui invite le visiteur à la promenade.
"Rome n'est pas une ville d'axes comme Paris, il faut y naviguer de place en place. Dans le musée, c'est pareil, on navigue", déclare la Française, toute de noir vêtue et les cheveux ébouriffés.
Le centre historique semblait s'être figé à l'époque fasciste mis à part le musée-écrin aménagé en 2006 au milieu de vives controverses par l'architecte américain Richard Meier pour l'Ara Pacis de l'empereur Auguste.
Rome peut désormais s'enorgueillir de deux bâtiments innovants et cet aggiornamento ne s'arrête pas là: deux gratte-ciels devraient surgir d'ici la fin 2011 à l'EUR, le quartier au sud de Rome construit sous Mussolini.
Une limite toutefois à cette soudaine audace: aucun des deux ne dépassera les 120 mètres, afin de ne pas éclipser le dôme de la basilique Saint-Pierre, le plus haut du monde, qui culmine à 136,57 mètres.
D'un côté, le Musée national des arts du XXIe siècle (MAXXI - www.maxxi.beniculturali.it), un ovni de béton, verre et acier signé Zaha Hadid et sorti de terre après dix longues années de travaux, qui ouvre finalement dimanche ses portes au public.
De l'autre, le Musée d'art contemporain de Rome (MACRO - www.macro.roma.museum), un bijou rouge et noir d'Odile Decq dissimulé derrière les façades d'une ancienne brasserie, qui peut être visité jusqu'à dimanche soir mais n'ouvrira vraiment qu'en octobre.
Deux femmes, deux styles. Zaha Hadid a choisi le blanc comme couleur dominante dans son bâtiment qui s'ouvre sur une piazza et est inondé par la lumière romaine, ce qui rend parfois problématique la...


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