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Liban - L’Option De Résistance

Geagea : C’est le Hezbollah qui rend le Liban vulnérable face à Israël

Le leader des Forces libanaises Samir Geagea a souligné qu'il est inconcevable que ce soit le Hezbollah qui décide (de la stratégie de défense) et « que nous soyons appelés à avaliser ses décisions ». M. Geagea a souligné que « la résistance la plus efficace est celle qui est prise en charge par tout le peuple, dans le cadre des institutions ».

Geagea : Le Hezbollah veut faire du Liban le fer de lance pour la défense de la République islamique iranienne. Photo Aldo Ayoub

Le président du conseil exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a tenu hier au siège des FL à Meerab (Kesrouan) un point de presse au cours duquel il a répondu aux propos du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui a déclaré mardi dernier que celui qui rejette le principe de l'action conjointe de « l'armée, du peuple et de la résistance » contre Israël s'emploie « volontairement, et nullement involontairement, à rendre le Liban vulnérable face à Israël ».
Réagissant aux propos de Nasrallah, le leader des FL a d'abord rejeté le slogan de « l'armée, le peuple, et la résistance », soulignant que « c'est le Hezbollah qui rend le Liban vulnérable face à Israël, et non pas ceux qui rejettent ce slogan ». « Le Hezbollah place le pays dans une position qui n'est pas la sienne, dans une position incertaine quant à la pérennité du Liban, a déclaré M. Geagea. Le Hezbollah entraîne le Liban dans cette position contre la volonté du peuple et du gouvernement, alors que la situation dans la région est explosive. Le Hezbollah fait du Liban le fer de lance au service de l'axe le plus dangereux de la région pour défendre la République islamique iranienne. »
Le leader des FL a rappelé sur ce plan les troisième et quatrième clauses de la déclaration ministérielle « qui réaffirment l'autorité exclusive de l'État pour ce qui a trait à la décision de guerre et de paix ». « Dans la troisième clause, a déclaré M. Geagea, le gouvernement insiste sur l'unité de l'État et sur son autorité comme instance de référence exclusive pour tout ce qui touche à la politique générale du pays, de manière à préserver le Liban, à le protéger et à sauvegarder sa souveraineté nationale. La quatrième clause souligne que le gouvernement est déterminé à empêcher toute forme d'atteinte à la sécurité et à la paix civile, sans compromission, ce qui implique que l'autorité sécuritaire et militaire doit être limitée à l'État de façon à garantir la formule de coexistence. »
Après avoir souligné que les derniers propos du président de la République semblent insinuer que le chef de l'État désire perpétuer le fait accompli actuel concernant les armes du Hezbollah, « ce que nous refusons », le leader des FL a réaffirmé que cette position du général Sleiman contredit la teneur de son discours d'investiture. M. Geagea a, d'autre part, affirmé qu'il n'a nullement l'intention de mener campagne contre le président de la République, soulignant dans ce cadre que « nous avons été les premiers à réclamer l'élection de Michel Sleiman à la présidence de la République ».
Et le leader des FL d'ajouter : « Ce à quoi nous assistons aujourd'hui, c'est que le Hezbollah décide (de la stratégie de défense) et on nous demande de suivre et d'avaliser ses décisions, ce qui est inconcevable. Notre stratégie repose sur le fait que le Liban doit être, évidemment, fort, mais le Liban ne saurait être fort qu'en se basant sur son armée, son État et ses institutions. L'armée doit avoir des effectifs supérieurs à ceux du Hezbollah, compte tenu du fait que nous bénéficions de l'apport de 4 000 combattants (réguliers) qui sont parfaitement entraînés et qui ont une capacité combative supérieure à celle du Hezbollah. Ils peuvent donc être déployés le long de la frontière pour remplacer le Hezbollah. »
Soulignant qu'il est inconcevable que le président Sleiman « fasse la promotion du Hezbollah dans le seul but de s'épargner ses critiques », M. Geagea a déclaré : « La meilleure résistance possible est celle qui est prise en charge par le peuple par le biais des institutions, et la première chose qui devrait être faite est de faire en sorte que l'armée assume la défense du Liban. »
Commentant, d'autre part, la position du chef du législatif Nabih Berry, qui avait pris la défense du chef de l'État après les critiques du leader des FL, M. Geagea a souligné qu'il était soucieux de préserver « une relation cordiale avec le président Berry en qui nous fondons beaucoup d'espoirs afin de normaliser la situation sur la scène libanaise ».
En réponse, enfin, à une question sur l'attitude du Liban concernant le dossier nucléaire iranien, le leader des FL a déclaré que le Liban doit prendre en considération la position des pays arabes à ce sujet. Et de souligner à cet égard : « Si la Russie et la Chine appuient les sanctions (contre l'Iran) pourquoi le Liban devrait-il voter contre ? »

Le président du conseil exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a tenu hier au siège des FL à Meerab (Kesrouan) un point de presse au cours duquel il a répondu aux propos du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui a déclaré mardi dernier que celui qui rejette le principe de l'action conjointe de « l'armée, du peuple et de la résistance » contre Israël s'emploie « volontairement, et nullement involontairement, à rendre le Liban vulnérable face à Israël ».Réagissant aux propos de Nasrallah, le leader des FL a d'abord rejeté le slogan de « l'armée, le peuple, et la résistance », soulignant que « c'est le...
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