Merci, Professeur Jean Salem
Le professeur Jean Salem était de ces hommes dont la présence nous faisait pâlir, car on se sentait ignorant face à sa sagesse et son immense savoir. On s'accrochait à son regard, qui allait plus loin que le simple contact des yeux. On se suspendait à ses lèvres, qui disaient plus long qu'une simple pensée d'homme.
« La bibliothèque ambulante », comme certains se plaisaient à l'appeler sur le campus de l'USJ, n'est plus. Il aura imprégné plus d'un, marquant les esprits par son doigté et la beauté de chacun de ses mots. « Tu ferais une brillante carrière en sociologie », m'a-t-il conseillé en 1993. Et c'est sur son conseil que je laissai tomber mes études de droit. J'ai pleuré ce jour-là, parce que je ne pouvais pas comprendre comment la sociologie me convenait plus que le droit. Mais j'ai suivi son conseil, et j'ai compris plus tard, au terme de plusieurs années.
Professeur, je vous dois mon parcours et j'aurais souhaité que la distance et les circonstances m'aient laissée en contact avec vous.
Professeur Jean Salem, au revoir et mille mercis.
Muriel MATTA
Limassol
Le professeur Jean Salem était de ces hommes dont la présence nous faisait pâlir, car on se sentait ignorant face à sa sagesse et son immense savoir. On s'accrochait à son regard, qui allait plus loin que le simple contact des yeux. On se suspendait à ses lèvres, qui disaient plus long qu'une simple pensée d'homme. « La bibliothèque ambulante », comme certains se plaisaient à l'appeler sur le campus de l'USJ, n'est plus. Il aura imprégné plus d'un, marquant les esprits par son doigté et la beauté de chacun de ses mots. « Tu ferais une brillante carrière en sociologie », m'a-t-il conseillé en 1993. Et c'est sur son conseil que je laissai tomber...


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