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Liban

Nasrallah menace d’attaquer la flotte maritime israélienne en cas de guerre

« Nous ferons face à une guerre future. Nous vaincrons et nous changerons la face de la région. » C'est par ces termes que le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, a conclu le discours qu'il a prononcé mardi.
À l'occasion du 10e anniversaire de la libération du Liban-Sud, le Hezbollah a organisé un meeting à Roueiss en présence de MM. Jawad Khalifé, Ali Hassan Khalil et Adnane Sayyed Hassan, représentant les trois pôles du pouvoir, de nombreux ministres et députés et de représentants des responsables de services de sécurité et de partis.
Après avoir rendu hommage aux martyrs de son parti, sayyed Nasrallah a exposé les quatre axes de son discours : la guerre de 2000, le conflit avec Israël, l'avenir et la position du Hezbollah, ainsi que la nouvelle équation qu'il a dit vouloir introduire au conflit avec Israël. Il s'agit d'une guerre maritime que le parti de Dieu affirme vouloir mener contre l'État hébreu au cas où celui-ci lancerait une nouvelle opération militaire contre le Liban. « Si vous lancez une nouvelle guerre au Liban, si vous bloquez notre littoral, tout bateau militaire, civil ou commercial se dirigeant via la Méditerranée vers la Palestine occupée sera visé par la Résistance islamique », a indiqué sayyed Nasrallah, dans son discours qui a été retransmis en direct sur un écran géant.
« Que ce soit le sud ou le nord des côtes israéliennes, nous pouvons prendre pour cible des navires, les bombarder et les toucher. Quand le monde verra que ces navires ont été détruits, personne n'osera plus aller en Israël », a-t-il poursuivi.
Sayyed Nasrallah qui a exposé le contexte régional et politique interne dans lequel Israël menait ses attaques au Liban a insisté sur le fait que la donne a aujourd'hui changé, « notamment après la guerre de 2006, grâce à la Résistance ». « Les Israéliens lançaient toujours leurs guerres sachant que leur front intérieur était intouchable. Mais cette époque est à jamais révolue et c'est une nouvelle qui commence aujourd'hui. Aux bombardements, à la mort et à l'exode, nous riposterons de la même manière. C'est leur point faible aujourd'hui », a-t-il dit.
Selon lui, à travers les manœuvres qu'ils mènent à la frontière, les Israéliens « essaient de rassurer leur opinion publique ». « Tout le branle-bas israélien autour des Scud a pour seul objectif d'obtenir 250 millions de dollars du Congrès américain pour aider Tel-Aviv à mettre en place son nouveau système antimissile dont l'utilité n'est pas encore prouvée », a-t-il ajouté, avant d'estimer que « les Israéliens sont sérieusement inquiets et craignent de lancer une nouvelle guerre ».
Hassan Nasrallah a réaffirmé qu'il ne ferait pas de commentaires sur les capacités militaires de son mouvement, de façon à réserver une « surprise » à Israël en cas de conflit. « L'ennemi a peur et nous le laisserons avoir peur, mais les Libanais doivent se sentir rassurés car l'équation a changé », a-t-il insisté.
Il a situé dans le cadre des « assurances données à Tel-Aviv » les nombreuses visites diplomatico-politiques au Liban. « La majorité des délégations occidentales et certaines délégations arabes viennent au Liban à cause de la Résistance. Nous comprenons les motifs de leur visite lorsque nous apprenons la teneur de leurs conversations avec les responsables libanais : les Scud, les frontières libano-syriennes, les intentions du Hezbollah, la situation à la frontière sud, la 1701. Tous viennent pour s'assurer que rien n'arrivera à Israël et non pas au Liban », a déploré Nasrallah qui a exclu, pour les causes qu'il a citées plus haut, une nouvelle opération militaire israélienne contre le Liban.
Il a quand même dit que son parti se tenait prêt à une nouvelle guerre même s'il ne recherchait pas le conflit. « Si vous êtes forts, le monde vous respecte (...). Si vous êtes faibles, vous serez engloutis », a relevé le secrétaire général du Hezbollah, avant d'annoncer : « Nous ferons face à une guerre future. Nous vaincrons et nous changerons la face de la région. »
« Nous ferons face à une guerre future. Nous vaincrons et nous changerons la face de la région. » C'est par ces termes que le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, a conclu le discours qu'il a prononcé mardi.À l'occasion du 10e anniversaire de la libération du Liban-Sud, le Hezbollah a organisé un meeting à Roueiss en présence de MM. Jawad Khalifé, Ali Hassan Khalil et Adnane Sayyed Hassan, représentant les trois pôles du pouvoir, de nombreux ministres et députés et de représentants des responsables de services de sécurité et de partis.Après avoir rendu hommage aux martyrs de son parti, sayyed Nasrallah a exposé les quatre axes de son discours : la...
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