De retour d'Istanbul, où il a pris part à la conférence sur la Somalie, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a déclaré, lors d'une conférence de presse hier, avoir eu « des entretiens bilatéraux avec les responsables turcs et les leaders mondiaux ». Ces discussions ont notamment porté sur le Moyen-Orient et sur la situation politique et sécuritaire au Liban à la lumière des pourparlers indirects de paix dans la région. « Lors de ma visite à Istanbul, j'ai eu l'occasion de discuter aussi de la situation politique du Liban avec les responsables turcs. J'ai même évoqué le rôle de la Turquie dans la reprise des pourparlers indirects de paix entre Israël et la Syrie, comme cela s'est passé en 2008 », a-t-il indiqué à L'Orient-Le Jour. Il a formulé l'espoir de retombées positives sur la situation au Liban. Saad Hariri, qui est attendu à New York le 26 mai, présidera le Conseil de sécurité en présence de Ban Ki-moon. Il prononcera un discours sur le thème « Le rôle du dialogue interculturel pour le maintien de la paix et de la sécurité ». Il aura par la suite un entretien privé avec le secrétaire général. Prié de dire si leurs discussions porteront notamment sur la tension actuelle au Liban-Sud, Ban Ki-moon a affirmé à L'Orient-Le Jour que « c'est une grande occasion de rencontrer une fois de plus le Premier ministre Hariri le mercredi 26 mai ». Il a également exprimé « son inquiétude au sujet de la situation politique et sécuritaire au Liban, y compris le transfert des armes illégales au pays du Cèdre. C'est une violation claire de la résolution 1701 du Conseil de sécurité qui doit être totalement appliquée et respectée », a-t-il insisté. Et de rappeler : « Cette question a été soulevée lors de mes entretiens avec les responsables turcs. » Ban Ki-moon a enfin exprimé l'espoir de voir s'établir une meilleure dynamique politique régionale. « Nous espérons qu'avec la formation du gouvernement d'union nationale, avec le dialogue national, une initiative mise en place par le président (Michel) Sleiman, avec le nouveau leadership mené par Premier ministre (Hariri), ainsi qu'avec la reprise des pourparlers indirects de paix qui se déroulent entre Israël et l'Autorité palestinienne, la situation s'améliorera au Liban. » Et de conclure : « Je soulèverai toutes ces questions lors de ma rencontre avec le Premier ministre Hariri. »
Il convient de noter que Saad Hariri profitera de sa présence à New York pour avoir des entretiens avec tous les membres du Conseil de sécurité. Il rencontrera aussi les hommes d'affaires libanais. Une réunion avec un « think tank » privé portera sur des questions sensibles sur l'avenir du Liban. Deux réceptions sont prévues ce jour-là. La première aura lieu à la résidence du représentant permanent du Liban à l'ONU, Nawaf Salam, à l'occasion de la fin de la présidence du Liban au Conseil de sécurité. La deuxième, qui se tiendra au Roosevelt Hotel, est coorganisée par l'ambassadeur du Liban à Washington, Antoine Chédid, et par l'ambassadeur Nawaf Salam, pour faire plus ample connaissance avec la communauté libanaise de New York.
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