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Liban

Saad dénonce « des achats de voix », Saoudi « veut servir la ville »

Les protagonistes ont multiplié les déclarations hier à Saïda, tantôt pour tenter de calmer les esprits et tantôt pour lancer des accusations contre l'adversaire, pour mobiliser les partisans.
La députée Bahia Hariri, qui s'est investie personnellement dans la bataille municipale, à travers son fils Ahmad, a déclaré, hier, au moment d'introduire son bulletin de vote dans l'urne : « Les gens sont libres et le resteront, et savent prendre leur décision. » Elle a exprimé le souhait que la journée se termine dans le calme. Bahia Hariri a assuré que nul ne peut éliminer l'autre de la scène politique, mais il faut respecter la volonté populaire. « Oussama Saad, a-t-elle précisé, est le fils de cette ville où il a une présence, mais les élections sont une autre affaire. » Elle a ensuite ajouté, en réponse à une question, que ce n'est pas elle qu'on interroge sur les incidents de sécurité. Au contraire, selon elle, son camp a multiplié les efforts en vue de parvenir à une entente, mais l'autre camp n'a pas accepté. Au sujet de l'achat de voix, Bahia Hariri a demandé de montrer des preuves pour étayer ce genre d'accusations, sinon ce n'est pas la peine de les lancer. Enfin, elle a rendu hommage aux forces de sécurité qui se sont déployées dans la ville pour intervenir en cas d'incident.
De son côté, Oussama Saad, dont la sœur est candidate dans la liste opposée à celle parrainée par le Courant du futur, a accusé certaines forces de sécurité de « couvrir les infractions commises par le Courant du futur dans le déroulement de l'opération électorale ». Il a expliqué que l'incident de Maksar Abed a commencé lorsqu'un agent de sécurité a couvert une femme qui a voté deux fois, faisant taire les délégués de Saad.
Oussama Saad a encore affirmé que l'achat de voix bat son plein et qu'une voix s'est achetée à cent dollars. Il a aussi accusé Télé-Liban de prendre le parti du Courant du futur. Selon lui, ce mouvement se considère comme celui du pouvoir, et une grande partie des autorités est complice de ces agissements. Il a invité les autorités à mettre un terme aux exactions et aux violations de la loi, rappelant que l'élection est un processus démocratique qu'il faut préserver, en évitant de faire pression sur la volonté des électeurs. Il a ainsi accusé le Courant du futur d'effrayer les gens ou de vouloir acheter leur voix, assurant qu'il est devenu impossible de composer avec « ce comportement hégémoniste ».
L'ancien Premier ministre Fouad Siniora, lui-même député de Saïda, a déclaré hier que voter est un devoir pour les Libanais, ajoutant que les élections municipales sont aussi importantes que les législatives, tout en ayant des orientations différentes. Il a ensuite précisé que la fonction du député consiste à légiférer et à contrôler l'action de l'Exécutif, alors que les membres des conseils municipaux doivent s'occuper des villes, des localités et de leur aménagement. Pour Siniora, ce qui se passe à Saïda est normal et résulte de l'enthousiasme des gens. Il a salué au passage les forces de sécurité présentes dans la ville et il a demandé aux médias de ne pas accorder trop d'importance aux incidents de sécurité, assurant qu'en définitive, la journée se terminera, les élections aussi.
Enfin, le chef de la liste appuyée par le Courant du futur, Mohammad Saoudi a insisté sur le caractère consensuel de sa candidature. Il a rappelé qu'il se situe à égale distance de toutes les parties, ajoutant que le processus électoral doit être achevé dans la sérénité, et en toute conscience de la part des électeurs. Saoudi a refusé de parler de bataille à Saïda, préférant l'expression de « rivalité électorale », assurant qu'à 71 ans, il ne cherche plus les honneurs et les fonctions et ne souhaite que servir sa ville et ses habitants.
Les protagonistes ont multiplié les déclarations hier à Saïda, tantôt pour tenter de calmer les esprits et tantôt pour lancer des accusations contre l'adversaire, pour mobiliser les partisans.La députée Bahia Hariri, qui s'est investie personnellement dans la bataille municipale, à travers son fils Ahmad, a déclaré, hier, au moment d'introduire son bulletin de vote dans l'urne : « Les gens sont libres et le resteront, et savent prendre leur décision. » Elle a exprimé le souhait que la journée se termine dans le calme. Bahia Hariri a assuré que nul ne peut éliminer l'autre de la scène politique, mais il faut respecter la volonté populaire. « Oussama Saad, a-t-elle...
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