Un jour comme un autre sur la planète monde. Un jour de plus, qui s'écoulera dans le fil du temps. Un jour de plus qui portera un nombre classé dans un mois, lui-même classé dans une année, comme si l'homme avait depuis toujours contrôlé l'aiguille qui tourne autour de l'horloge. Comme si le temps était un cheval et que l'homme galopait dessus, confiant en son avenir et optimiste quant aux personnes et obstacles qu'il allait rencontrer (autrement appelé « destin », si ce mot à une signification précise). Comme si le temps était fini. Comme si le fait de compter jusqu'à dix, cent, mille ou un million pouvait le quantifier. Comme si le fait d'avoir une montre pouvait le contrôler. Pourtant, force serait de constater que certaines personnes arrivent tard à un rendez-vous. Que des étudiants voient les heures de cours s'égrener doucement. Qu'un joueur de casino voit le temps passer rapidement.
Quel est alors ce temps si imprévisible et si relatif ? Le temps est infini. Le temps trouve sa fin dans les livres sacrés tels que le Coran, la Bible ou la Torah (Jugement dernier), mais n'a pas de réelles explications quant à la mesure de sa relativité. Le temps enlève tout et ne laisse rien. Une fois la jeunesse enlevée, c'est à la vie qu'il s'attaquera, puis aux os enterrés. Le temps change tout et révolutionne l'avenir. En passant, il fait évoluer le monde et ternit les exploits des héros du passé. Le temps crée de nouveaux héros, aptes à répondre aux questions du présent en perpétuel avancement. Le temps prend tout. Même les souvenirs d'une vie heureuse.
Passez une bonne journée sur la planète monde, tout en sachant que ce jour classé dans un mois, lui-même classé dans une année, ne s'écoulera plus jamais, et plus jamais vous n'aurez cette jeunesse accordée hier, mais enlevée aujourd'hui.


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