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Économie - Marché De L’Immobilier

Les prix en hausse dans le neuf

Après une année 2009 en demi-teinte, le marché immobilier a repris des couleurs. Les prix des logements neufs à Beyrouth ont subi une hausse de 5 à 10 % depuis le début 2010. Cette nouvelle efface les baisses et les stabilités enregistrées ici et là depuis le début de la crise financière mondiale, fin 2008.
Si cette remontée n'est pas nécessairement liée à une relance des ventes dont l'évolution reste stable, elle est surtout l'une des conséquences logiques de la dynamique du marché des terrains qui a connu une croissance de 10 à 20 % au cours des six derniers mois.
Dans ce contexte, les prix demandés ont atteint dernièrement des barres symboliques encore insoupçonnées il y a quelque temps, comme 4 000 dollars le m2 à Hamra et Clemenceau, ou 5 000 dollars le m2 à Abdel Wahab el-Inglizi et Verdun. Avec une moyenne de 3 000 à 3 500 dollars le m2 au premier étage, la capitale a atteint un nouveau record historique.
Au final, sur un total de 350 immeubles en construction dans Beyrouth Municipe, 71 affichent désormais un prix égal ou supérieur à 5 000 dollars le m2 au premier étage. Ils n'étaient que 47 au cours de l'été 2009.
Trois conséquences sont à prévoir suite à cette hausse : d'abord, les ventes pourraient caler sur le niveau élevé des prix. Ensuite, cette augmentation des prix va confirmer inexorablement de nouvelles modifications dans la typologie des biens proposés. Afin de compenser cette nouvelle inflation, les promoteurs peuvent diminuer les surfaces des logements pour accroître la solvabilité des ménages. La tendance se dirige vers des unités de 150-175 m2 avec trois chambres à coucher afin de cibler des budgets de 400 000 à 500 000 dollars. Enfin, la remontée des prix pourrait entraîner une prochaine dynamique vers des quartiers encore peu touchés par la frénésie immobilière comme à la périphérie d'Achrafieh et de Ras Beyrouth où le m2 est encore inférieur à la moyenne de Beyrouth.
Avec cette ascension des prix, le front de mer du centre-ville et les vues sur la baie du Saint-Georges se paient au prix fort, soit un minimum de 10 000 dollars le m2. C'est le record du Liban. À l'intérieur du périmètre de Solidere, rien n'est accessible à moins de 6 000 dollars le m2. La moyenne d'un logement de 300 m2 se situe entre 2 et 2,1 millions de dollars. Toutefois, si les prix les plus élevés se trouvent au centre-ville, l'écart avec le reste de Beyrouth ne cesse de se réduire. Ce titre honorifique est mis à mal depuis que certains projets à Verdun où à Achrafieh demandent de 5 000 à 5 500 dollars le m2.
À Ras Beyrouth, les secteurs de Hamra, Clemenceau et Verdun sont très appréciés et ont enregistré des augmentations de 10 à 15 %. Même constat à Achrafieh où les hausses des prix ont touché la majorité des quartiers : Furn el-Hayek (+ 15 %), Charles Malek et Mar Mitr (+ 10-15 %).


En coopération avec : RAMCO
Tél.: 01-349910
Après une année 2009 en demi-teinte, le marché immobilier a repris des couleurs. Les prix des logements neufs à Beyrouth ont subi une hausse de 5 à 10 % depuis le début 2010. Cette nouvelle efface les baisses et les stabilités enregistrées ici et là depuis le début de la crise financière mondiale, fin 2008.Si cette remontée n'est pas nécessairement liée à une relance des ventes dont l'évolution reste stable, elle est surtout l'une des conséquences logiques de la dynamique du marché des terrains qui a connu une croissance de 10 à 20 % au cours des six derniers mois.Dans ce contexte, les prix demandés ont atteint dernièrement des barres symboliques encore insoupçonnées il...
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