Il y a des blessures qui marquent davantage que d'autres. Sébastien Grosjean l'a appris à ses dépens. En délicatesse avec son épaule depuis 2008, le Français n'a jamais pu revenir à son meilleur niveau, et ce malgré une opération à la fin de cette même année. Depuis, le Marseillais vit une réelle décente aux enfers et végète à la 546e place mondiale. Un rang nettement en dessous du standing de l'ancien n° 1 français et n° 4 mondial. Il faut dire que ces deux dernières années ont été blanches avec seulement 15 rencontres disputées. « Je vais arrêter à la fin de la saison. Ce n'est pas vraiment ma décision, c'est mon corps qui me l'a fait prendre », déclarait-il en marge du tournoi exhibition de Rueil Malmaison. Il s'accordera tout de même une tournée d'adieu qui débutera à Roland-Garros où il avait été demi-finaliste en 2001. Seulement inscrit en double avec Richard Gasquet, l'homme à la casquette à l'envers a décliné l'invitation des organisateurs du tournoi parisien en simple. La raison ? Il n'est « pas prêt physiquement pour encaisser un match en cinq sets » et il ne veut « pas prendre la place d'un jeune ». Il figurera cependant dans le tableau final de Wimbledon où il s'était hissé en demi-finales en 2003 et 2004.
Et après ? Avant ses blessures à répétition, « Seb » a été un ambassadeur de choix pour le tennis français. Et sa victoire au Masters de Miami en 1999 en témoigne. Après avoir écarté Kuerten et Moya, n° 1 mondial à l'époque, il soulevait son premier trophée en simple sur le circuit. Suivront ceux de Nottingham (2000), Bercy (2001), Saint-Pétersbourg (2002) et Lyon (2007). La plus belle de ses victoires est certainement la Coupe Davis remportée avec l'équipe de France en 2001. Il a également inscrit son nom au palmarès du double en remportant 9 titres. Habitué des grands rendez-vous, il a atteint à 4 reprises le dernier carré des grands chelems (Roland-Garros et Open d'Australie en 2001 et Wimbledon en 2003 et 2004). Son expérience offre désormais plusieurs perspectives d'avenir à celui qui ne souhaite pas s'écarter du milieu du tennis. La première, devenir entraîneur comme son ami Nicolas Escudé. Mais le Français n'est pas très motivé par cette première alternative : « Je ne me vois pas voyager trente semaines par an. Mais pour aider un jeune ponctuellement, sur une période ciblée, sans problème », avouait-il à L'Équipe. Sa reconversion semble déjà toute tracée puisqu'il officiera en tant que consultant à la télévision durant la quinzaine Porte d'Auteuil.
Il y a des blessures qui marquent davantage que d'autres. Sébastien Grosjean l'a appris à ses dépens. En délicatesse avec son épaule depuis 2008, le Français n'a jamais pu revenir à son meilleur niveau, et ce malgré une opération à la fin de cette même année. Depuis, le Marseillais vit une réelle décente aux enfers et végète à la 546e place mondiale. Un rang nettement en dessous du standing de l'ancien n° 1 français et n° 4 mondial. Il faut dire que ces deux dernières années ont été blanches avec seulement 15 rencontres disputées. « Je vais arrêter à la fin de la saison. Ce n'est pas vraiment ma décision, c'est mon corps qui me l'a fait...
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