Ces chiffres alarmants cités par le bulletin hebdomadaire de la Byblos Bank, le Lebanon this Week, illustrent toutefois une légère amélioration par rapport aux années précédentes où le taux de piratage avait été de 73 % en 2007 et 74 % en 2008. Le Liban s'est vu octroyer la 5e place parmi les 25 pays à revenus intermédiaires sondés. L'étude du BSA note que le taux de logiciels piratés du Liban est équivalent à celui de la Tunisie, supérieur que ceux du Pérou, des Philippines et de Brunei, mais inférieur à ceux de la Serbie, du Honduras et de la Thaïlande. Le taux de logiciels piratés au Liban est donc supérieur à la moyenne globale (43 %), à celle des pays à revenus intermédiaires (61 %), à la moyenne arabe (66 %), et à celle des pays du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (64 %).
Toujours selon le rapport du BSA, le Liban a été classé 73e mondial en termes de pertes les plus importantes liées au piratage de logiciels, 10e parmi les pays arabes, 11e parmi les pays du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord et 15e parmi les pays à revenus intermédiaires. Ainsi, les pertes liées au piratage de logiciels ont atteint 46 millions de dollars en 2009, en légère amélioration par rapport aux chiffres de 2008 (49 millions de dollars).
Globalement, ces pertes égalisent celles enregistrées au Salvador et au Porto Rico, sont plus importantes que celles de la Tunisie, du Panama et de la Bolivie, mais inférieures à celles du Qatar, de l'Azerbaïdjan et de l'Algérie.
Parmi les pays à revenus intermédiaires, les pertes du Liban liées au piratage de logiciels ont été moins importantes que celles de la Croatie et de la Slovaquie, mais supérieures à celles enregistrées par le Panama et l'Uruguay.
Enfin, le rapport du BSA note que les pertes liées au piratage de logiciels au Liban représentent 0,09 % de ces pertes globales, 0,6 % de celles des pays à revenus intermédiaires, 2,6 % des pertes des pays du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord et 3,9 % de celles des pays arabes.


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