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Liban - Solidarité

Libami aide à la scolarisation des enfants démunis

Aider les plus démunis en étant à leur écoute et en leur assurant des aides matérielles, parmi lesquelles figure la scolarisation des enfants. Telle est la mission de Libami, une association qui travaille à Nabaa et Bourj Hammoud.

L’association a pris en charge cette année 450 enfants.

Si l'on rassemble les mots LIBan et AMItié, on crée un acronyme qui est « Libami ». On crée aussi une association qui s'occupe des familles dans le besoin, leur assurant entre autres les frais de scolarité de leurs enfants, les aidant ainsi à avoir un autre avenir, une meilleure vie que celle de leurs parents.
Libami, l'association des amis de la famille, travaille dans la zone de Nabaa et Bourj Hammoud. Elle a été officiellement fondée en 1994 par le P. Francis Leduc, actuellement son trésorier, et Nohad Azzi, la cofondatrice et présidente.
Association apolitique et aconfessionnelle, dont le siège se trouve à Sin el-Fil, elle touche 290 familles. Elle donne la priorité aux plus démunies, ayant au moins trois enfants scolarisés, ne bénéficiant d'aucune assurance ni de sécurité sociale, vivant dans des conditions de vie très précaires, confrontées à de graves problèmes sociaux, économiques et médicaux. Libami assure le suivi social des familles. Les quatre assistantes sociales les accueillent dans les locaux de l'association et effectuent des visites régulières à domicile. L'association intervient sur le plan social en assurant des parrainages aux familles, des aides scolaires, ponctuelles et universitaires. C'est que beaucoup de jeunes, ayant terminé leurs études secondaires, ne pourraient pas suivre des cours à l'Université libanaise, n'ayant pas les moyens de payer les transports en commun. L'association assure également le suivi psychologique des femmes et des enfants, grâce à la psychologue, et organise des travaux de groupes. Dans ce cadre, un programme de soutien scolaire a été mis en place, des clubs pour les adolescents et les enfants ainsi que des groupes de mamans ont été créés. Des activités diverses sont organisées pour Noël, Pâques, la fête des Mères, ainsi que des sorties à la neige ou à la mer, et une colonie de vacances ou un « day camp » chaque année.
L'association sert également tous les jours des repas chauds aux enfants du soutien scolaire.
Dans le cadre de ses aides ponctuelles, Libami distribue des caisses de colis alimentaires aux familles etn deux fois par an, des chaussures aux enfants. Elle assure également aux familles des couvertures, des matelas et autres objets dont elles ont besoin.
Les mères ne sont pas oubliées. Un groupe de mamans a été mis en place. Il regroupe 45 femmes qui se rencontrent deux fois par mois. Elles choisissent elles-mêmes les sujets qu'elles souhaitent voir traités et prennent part à des conférences animées par des assistantes sociales, des médecins, des psychologues ou des avocats. Ces rencontres leur donnent l'occasion d'échanger entre elles et de libérer une parole trop souvent refoulée au sein de leur famille.
L'association a un projet qui lui tient beaucoup à cœur : organiser une formation d'aides soignantes, afin d'aider les mamans à trouver du travail. Libami avait organisé l'année dernière une formation de « baby-sitter », à laquelle sept femmes avaient pris part et qui par la suite ont trouvé du travail.

Dîner de gala
Aujourd'hui 450 enfants sont suivis régulièrement par Libami. Ils reçoivent tous une aide scolaire leur permettant de poursuivre leurs études. Ces enfants sont scolarisés dans des écoles publiques (où l'on paie seulement les livres et le costume scolaire), dans des écoles semi-privées ou privées.
Le nombre d'étudiants dont Libami assure les frais de transport s'élève cette année à 81. Pour la première fois depuis la création de l'association, deux jeunes filles bénéficiant des parrainages de Libami ont intégré l'Université Saint-Joseph grâce à des bourses. L'une se spécialise en pharmacie et l'autre en biologie.
Pour la seconde année consécutive, Libami donnera un dîner au Casino du Liban le vendredi 21 mai. L'association veut ainsi se faire connaître et compte rassembler des fonds pour ses activités. Afin de pouvoir s'assurer un financement régulier, elle a encouragé la création en France d'une association baptisée Libami-Cholet, qui assure les frais de parrainage scolaire d'une soixantaine d'enfants libanais.
L'association compte aussi beaucoup sur des bienfaiteurs libanais.
Riwa et sa mère Samar, habitant Bourj Hammoud, bénéficient depuis une dizaine d'années de l'aide de Libami. Samar s'était adressée à Libami parce qu'elle n'avait plus de quoi manger. Son mari est malade depuis longtemps. Il est incapable de travailler.
Samar a fait un long chemin, elle a ouvert une petite épicerie mais ne parvient toujours pas à subvenir aux besoins de sa famille. Ses enfants, Riwa et son frère ainé, vont à l'école grâce à Libami.
Riwa, treize ans, est malade. Depuis l'âge de huit ans, elle est atteinte de rhumatismes aigus. Pour supporter sa douleur, elle a besoin, entre autres, d'un médicament délivré au compte-gouttes par le ministère de la Santé. « Elle a besoin d'une piqûre par semaine, soit quatre par mois. Depuis le début de l'année, le ministère m'en a donné deux », explique Samar, soulignant que Libami l'aide beaucoup avec les formalités auprès du ministère et avec les autres médicaments nécessaires à sa fille.
Riwa est fatiguée. Elle a mal aux articulations, surtout à la cheville. Elle ne parle pas trop, a les larmes aux yeux quand on lui demande quelle matière elle aime le plus à l'école : « J'aime le sport, mais je ne peux pas en faire. » La course et le basket-ball figurent parmi ses loisirs préférés mais elle ne peut pas courir...
Riwa n'a pas de projets d'avenir. Elle ne sait pas ce qu'elle veut faire plus tard. Elle a trop mal au corps pour penser à ça, pour pouvoir se projeter. Elle veut juste que la douleur s'arrête, une affaire impossible sans les médicaments.

« Une vie meilleure pour mes filles »
Nayla a 36 ans. Elle est tout habillée de noir. Elle vient de perdre son mari, mort d'un cancer. Elle a trois filles. Nayla a eu la vie dure. Elle a vécu avec un mari jaloux, qui ne lui avait jamais permis de travailler, même si lui ne parvenait pas à subvenir aux besoins de sa famille. Elle se souvient que parfois, les voisins lui donnaient à manger tellement la famille était démunie. Nayla a une belle-mère très dure, qui a décidé de nommer quatre tuteurs pour chacune de ses petites-filles dont le père vient de décéder.
Nayla est aidée par Libami depuis quatre ans. C'est l'association qui paie la scolarité des filles âgées entre 16 et 6 ans et qui a soutenu Nayla lors de la maladie de son époux, lui indiquant des médecins et des hôpitaux qui peuvent l'aider. Cela certes sans compter les aides ponctuelles de Libami (colis alimentaires, couvertures, vêtements...)
Il y a dix jours, Nayla a commencé à travailler. « Je travaille dans un magasin de vêtements, juste au-dessous de la maison à Nabaa. Le matin, je me lève avec mes filles, je leur prépare leurs sandwiches et je fais la cuisine. Ensuite, je vais au magasin. Quand elles rentrent de l'école, je ferme le magasin pour une demi-heure et je reste avec elles. La benjamine descend avec moi et fais ses devoirs au magasin », raconte-t-elle. Nayla, qui a une machine à coudre, a décidé d'offrir à la clientèle des retouches pour leurs vêtements, une façon d'assurer un peu plus de rentrées. « J'espère que les choses iront mieux avec ce travail », affirme-t-elle.
« Mes filles ont de bons résultats à l'école. Je veux qu'elles terminent leurs études, qu'elles aient une vie meilleure que la mienne et qu'elles soient heureuses. Je veux être fière d'elles », dit-elle.
Samia a trois enfants, Carine (6 ans), Jean (2 ans) et Marc (9 mois). Elle a 29 ans, mais fait beaucoup plus que son âge. Elle est arrivée en septembre dernier chez Libami. « Je n'avais plus de lait et de couches. Il fallait que les enfants mangent », explique-t-elle. Comme elle a épousé son cousin germain, ses enfants ont divers problèmes de santé. Jean ne parle pas et Marc a un problème de croissance qui nécessite un très long traitement.
Carine, elle, souffre de problèmes psychologiques. C'est une enfant traumatisé, qui a assisté à une scène de violence entre son père et sa mère. Depuis, elle a peur de perdre sa maman.
Samia ne dira jamais que son mari, ouvrier journalier, est un homme violent. Elle ne s'attarde pas sur ses problèmes quotidiens. Elle préfère parler de l'aide de Libami, qui la soutient avec l'école de sa fille, les médicaments de ses enfants, les diverses aides ponctuelles... Elle raconte également que l'association l'aidera à faire face à la maladie de son benjamin.
Libami a aussi de belles histoires. Cette année, 20 familles sont devenues autosuffisantes, et ce grâce à un travail généralement assuré par Libami ou encore grâce à des enfants, scolarisés par le biais de l'association, qui ont terminé leurs études et trouvé de l'emploi.
Vous pouvez aider Libami en espèces (parrainages et dons) ou en nature (habits et chaussures). Vous pouvez aussi vous porter volontaire (soutien scolaire et activités). Vous pouvez, avec 50 dollars par mois ou 600 dollars par an, assurer le parrainage d'une famille. Pour plus d'informations, contacter Libami aux numéros de téléphone suivants : 01/498462 - 01/511810 - 03/056096. Vous pouvez également leur envoyer un e-mail à l'adresse électronique suivante :
libami@hotmail.com
Il est possible d'adresser directement les dons à la SGBL (numéro du compte 083458) ou à Bank Audi (numéro de compte 346277).

Si l'on rassemble les mots LIBan et AMItié, on crée un acronyme qui est « Libami ». On crée aussi une association qui s'occupe des familles dans le besoin, leur assurant entre autres les frais de scolarité de leurs enfants, les aidant ainsi à avoir un autre avenir, une meilleure vie que celle de leurs parents. Libami, l'association des amis de la famille, travaille dans la zone de Nabaa et Bourj Hammoud. Elle a été officiellement fondée en 1994 par le P. Francis Leduc, actuellement son trésorier, et Nohad Azzi, la cofondatrice et présidente.Association apolitique et aconfessionnelle, dont le siège se trouve à Sin el-Fil, elle touche 290 familles. Elle donne la priorité aux plus démunies, ayant au moins trois enfants...
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