Dr Marc Bassim au cours de son exposé au siège du BLRS, à Antélias.
Ces journées scientifiques s'inscrivent dans le cadre des diverses activités pluridisciplinaires organisées par le BLRS dans le domaine de la surdité (séminaires, journées scientifiques, commissions de recherche, information, groupe de parole pour les parents). Le BLRS (ONG libanaise à but non lucratif) oriente son action sur deux axes fondamentaux : d'une part, promouvoir le développement et la diffusion du savoir-faire et des techniques d'encadrement pédagogique au service de l'enfant sourd ; et, d'autre part, assurer un espace professionnel d'échanges et de coordination continus entre les différentes institutions locales travaillant dans le domaine de la surdité.
Le BLRS a ainsi organisé il y a quelques jours dans ce cadre une formation scientifique ayant pour thème « La prise en charge de l'enfant et de l'adolescent sourd en institution, approche psychopédagogique ». Cette formation était adressée aux professionnels dans le domaine de la surdité travaillant dans un cadre institutionnel. Elle a été prise en charge par une spécialiste française venue spécialement de Paris à cette fin, Marta Torres, pédagogue et chercheur travaillant dans le cadre de l'Union européenne et du CEOP (Centre expérimental orthophonique et pédagogique pour la rééducation des enfants sourds, situé à Paris).
Marta Torres a proposé tout au long de ces journées scientifiques des ateliers pratiques qui ont permis aux participants de concevoir des activités, de les appliquer, de les filmer, puis de les visionner dans le but de mieux ajuster leurs techniques pédagogiques destinées aux enfants sourds. Ce genre d'ateliers est constructif et utile aux personnes qui sont confrontées quotidiennement à des situations institutionnelles difficiles.
Théorie et pratique
Le BLRS a également organisé il y a quelques jours d'autres journées scientifiques consacrées à une approche audiophonologique et médicale dans le domaine de la surdité. Cette formation avait pour thème : « La révolution technologique, quels bénéfices pour l'enfant et l'adolescent sourds ? » Elle a été assurée par le Dr Marc Bassim, ORL et spécialiste des maladies de l'oreille et du vertige (hôpital de l'Université américaine de Beyrouth, AUH), le Dr Kim Abou Chacra, audiologiste à l'AUH, et M. Joseph Zaidan, audioprothésiste et audio- conseil.
Les intervenants ont proposé une démarche conciliant la théorie à la pratique dans le cadre d'ateliers de travail. L'aspect médical a été abordé et approfondi par le Dr Marc Bassim qui a mis l'accent sur les facteurs susceptibles d'affecter l'audition (maladies, trauma, syndrome, etc.) et les possibilités de remédiation dans ce domaine.
L'implant cochléaire a été l'un des sujets-clés de ces journées et a été présenté dans une perspective « d'aide auditive » plus évoluée qu'une prothèse conventionnelle, et non pas comme un matériel de correction de la surdité. Le Dr Bassim a insisté sur la nécessité du travail multidisciplinaire au niveau de la décision et de la préparation à l'opération portant sur l'implant cochléaire. « Trois bilans sont indispensables avant toute décision d'implant cochléaire, le bilan médical, le bilan orthophonique et le bilan psychologique », a notamment souligné le Dr Bassim.
Le Dr Abou Chacra et M. Zeidan ont abordé de leur côté le volet en rapport avec la technologie en matière de surdité ainsi que les recherches les plus récentes sur ce plan et les retombées de la révolution prothétique aujourd'hui.
Rappelons dans ce cadre que le BLRS a conçu et diffusé le mois dernier, à l'occasion de la semaine du sourd, une brochure d'information spécialisée, « Infos Audition Surdité ». Le BLRS prévoit par ailleurs un calendrier chargé pour l'automne 2010, dont le programme sera diffusé dans les prochaines semaines.
M.G.C.


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