Les pratiques des groupes pétroliers, américains ou non, sont à présent scrutées par les autorités du monde entier. Bruxelles a ainsi convié mardi les groupes opérant en Europe à une réunion pour étudier la prévention d'accidents. « Les pratiques de forage sont au centre de l'attention. Il va certainement y avoir un durcissement de certaines réglementations qui va se traduire par des coûts de production plus élevés », estime Tina Vital. « Il y a eu beaucoup de progrès ces dernières années dans les techniques de forage et de production, mais pas dans les méthodes de protection ou de nettoyage, et il devrait y avoir beaucoup plus d'investissement en ce sens », a-t-elle ajouté. « Certaines mesures sont requises dans d'autres pays et pas aux États-Unis », comme les « fermetures acoustiques » des puits, des systèmes de fermeture d'urgence activés à distance des plates-formes offshore, obligatoires au Brésil et en Norvège notamment, poursuit Stewart Glickman, autre analyste de SP spécialisé dans les compagnies de services pétroliers. M. Glickman mentionne également des pratiques controversées qui pourraient être remises en cause, comme l'extraction de gaz non conventionnel contenu dans des rochers. « Plusieurs types de fluides sont envoyés dans de minuscules ouvertures de l'enveloppe rocheuse et cela facilite l'extraction du gaz naturel. Mais il y a des inquiétudes sur l'impact environnemental », fait-il valoir. Pour Mme Vital, la croissance de la production des grands groupes pétroliers devrait se trouver ralentie, mais elle souligne que « ce sont de très grosses multinationales » et que les difficultés rencontrées dans une région seront compensées ailleurs. À titre d'exemple, l'analyste n'a que très légèrement revu en baisse sa prévision pour la croissance de la production de Chevron, le deuxième groupe pétrolier américain, de « plus de 1 % à moins de 1 % » pour cette année.
Économie - Énergie
La marée noire affectera l’ensemble du secteur pétrolier
OLJ / le 13 mai 2010 à 00h42
Les pratiques des groupes pétroliers, américains ou non, sont à présent scrutées par les autorités du monde entier. Bruxelles a ainsi convié mardi les groupes opérant en Europe à une réunion pour étudier la prévention d'accidents. « Les pratiques de forage sont au centre de l'attention. Il va certainement y avoir un durcissement de certaines réglementations qui va se traduire par des coûts de production plus élevés », estime Tina Vital. « Il y a eu beaucoup de progrès ces dernières années dans les techniques de forage et de production, mais pas dans les méthodes de protection ou de nettoyage, et il devrait y avoir beaucoup plus d'investissement en ce sens », a-t-elle ajouté. « Certaines mesures sont requises dans d'autres pays et pas aux États-Unis », comme les « fermetures acoustiques » des puits, des systèmes de fermeture d'urgence activés à distance des plates-formes offshore, obligatoires au Brésil et en Norvège notamment, poursuit Stewart Glickman, autre analyste de SP spécialisé dans les compagnies de services pétroliers. M. Glickman mentionne également des pratiques controversées qui pourraient être remises en cause, comme l'extraction de gaz non conventionnel contenu dans des rochers. « Plusieurs types de fluides sont envoyés dans de minuscules ouvertures de l'enveloppe rocheuse et cela facilite l'extraction du gaz naturel. Mais il y a des inquiétudes sur l'impact environnemental », fait-il valoir. Pour Mme Vital, la croissance de la production des grands groupes pétroliers devrait se trouver ralentie, mais elle souligne que « ce sont de très grosses multinationales » et que les difficultés rencontrées dans une région seront compensées ailleurs. À titre d'exemple, l'analyste n'a que très légèrement revu en baisse sa prévision pour la croissance de la production de Chevron, le deuxième groupe pétrolier américain, de « plus de 1 % à moins de 1 % » pour cette année.


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