Sans parler du niveau déplorable de l'éducation offerte par ce dernier établissement, je me trouve confrontée à un problème d'une autre dimension, qui est la violence des enseignants envers les élèves en général et, spécifiquement, envers mes filles, âgées respectivement de 11 et 13 ans. Cette violence, perpétrée par plusieurs professeurs et surveillants, mais surtout par la maîtresse d'éducation civique qui est supposée enseigner les bonnes manières et les valeurs morales, est malheureusement approuvée par le directeur de l'école, qui m'a dit mot pour mot : « J'ai moi-même demandé aux professeurs de taper les élèves et vous pouvez vous plaindre et faire ce que vous voulez, je m'en fiche. »
J'ai présenté une plainte au ministre de l'Éducation, M. Hassan Mneimné. J'ai envoyé une copie de cette lettre à la directrice de l'éducation primaire et une lettre à Mme Bahia Hariri, présidente de la commission parlementaire de l'Éducation.
Je souhaiterais alerter les parents dont les enfants sont inscrits à l'école officielle pour qu'ils réagissent, sans crainte aucune, et luttent contre les mauvais traitements subis par leurs enfants. Le manque de finances ne devrait pas constituer une raison pour accepter qu'on batte nos enfants à l'école. Sachant que certains parents hésitent à en parler, de peur de perdre la place de leurs enfants dans ces écoles, j'ai décidé de m'adresser aux médias, parce que l'éducation est une obligation et les enfants pauvres doivent y avoir droit, sans recourir aux chantages des directeurs des écoles officielles, qui qu'ils soient.


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