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Lifestyle - Événement

Des boîtes magiques qui font battre les cœurs

 « N'épargnez pas de l'argent, épargnez des vies ». Sous ce slogan éloquent, le deuxième gala au profit du Brave Heart Fund qui s'est tenu à l'hôtel Phoenicia InterContinental a créé, une fois de plus, une chaîne d'amitié et de solidarité autour de la cinquième campagne de sensibilisation aux cardiopathies congénitales.

Les dix boîtes, stars de la soirée.Photo Michel Sayegh

Glamour, mondanité, cœur et générosité. Six cent quatre-vingts personnes concernées par la cause étaient réunies à cette soirée annuelle, devenue le rendez-vous incontournable des ministres, des ambassadeurs et des people libanais. Il y avait bien évidemment des robes longues et des strass, une foule bavarde heureuse de se retrouver, des boîtes magiques et précieuses, des pièces uniques vendues aux enchères pour collecter des fonds, une musique signée Caline Chidiac, la DJ du moment, les prestations de la chanteuse Cynthia et du fameux Guy Manoukian. Mais surtout, comme ont tenu à le rappeler Joumana Ghandour Atallah, Riham Kosta Serhan et le Dr Fadi Bitar, membres fondateurs du Brave Heart Fund, plus de 700 nouveau-nés diagnostiqués, chaque année, d'une malformation cardiaque et 400 d'entre eux qui nécessitent un traitement ou une intervention chirurgicale. « Il ne faut pas oublier pourquoi nous sommes là, ont-ils précisé, fiers d'ajouter que, depuis 2003, date de la création de l'association, 900 enfants ont pu être assistés. Deux cent quarante-huit chirurgies ont été couvertes en 2009 et 195 interventions chirurgicales effectuées en 2008. » Tout le monde a prêté, plus encore, mis son cœur au service de la cause, l'équipe de Brave Heart, ainsi que l'organisatrice Ghada Abboud Bianco, le consultant en image Samer el-Amine et l'experte en communication Joumana Rizk Yarak.

 Un concept séduisant
Suite au succès de la précédente édition, les organisateurs de la soirée ont repris, avec la même énergie, l'idée insolite de boîtes secrètes offertes par des personnalités internationales. Rêver d'un nom, trouver un contact et puis convaincre, c'était en fait le parcours du combattant. La palette des personnalités prestigieuses présentes à travers leurs boîtes était prometteuse et diversifiée. De l'artistique avec Reem Acra, designer libanaise que l'on ne présente plus, Marguerita Missoni, héritière de la célèbre marque, également mannequin et actrice, et Anna Molinari, fondatrice de Blumarine. Du sulfureux avec le chausseur aux semelles rouges, Christian Louboutin. Du nostalgique avec l'actrice égyptienne, Faten Hamama, du glamoureux avec l'organisatrice d'événements Cynthia Sarkis-Perros, du cartésien avec Carlos Ghosn, de l'historique avec May Joumblatt, de l'humain et de l'émotionnel enfin avec la Fondation Samir Kassir et de l'unique avec Sting.
Les 10 boîtes de Pandore, habilement mises en scène par Samer el-Amine, habitué des soirées magiques, se sont laissées regarder avant de faire leur entrée magistrale dans la prestigieuse salle de bal apprêtée pour l'événement. La commissaire-priseur Nada Boulos el-Assad, assistée par l'étincelante Hilda Khalifeh et le jeune Haytham Nasr, a mené cette vente aux enchères informelle. « Nous démarrons à 6 000 dollars, le montant nécessaire pour une opération. N'oubliez pas qu'en faisant grimper les enchères, vous sauvez des vies... » Objets personnels, livres, CD, pour la plupart, et des pièces choisies pour tous.
« L'univers Louboutin » a été vendu à 20 000 dollars, les créations de Reem Acra à 10 000 dollars, la boîte très mode de la « reine des roses » Anna Molinari et quelques souvenirs de Sitt May Joumblatt accompagnés de photos ont été cédés à 12 000 dollars chacune. Une invitation VIP pour deux personnes à une course de formule 1 et un déjeuner ou dîner avec Carlos Ghosn himself à 25 000 dollars. La montée des marches du Festival de Cannes avec Cynthia Sarkis-Perros et la rencontre de stars à 20 000 dollars. Les coquetteries de Marguerita Missoni à 6 000 dollars, un nécessaire de couture dans une boîte en ivoire et des photos appartenant à Faten Hamama ont atteint la somme de 30 000 dollars. Une voiture Smart, gracieusement offerte par la Osseimi Foundation, a été achetée à 30 000 dollars. Enfin, la mythique guitare de Sting a raflé la mise, soit 40 000 dollars...
Moment d'émotion dans la légèreté de cette soirée, l'inestimable boîte contenant un peu de l'âme du très regretté Samir Kassir, sa montre, le livre qu'il lisait le jour funeste de sa mort, son stylo, ses écrits. 12 000 dollars, c'est si peu payé pour celui qui a payé de sa vie... Et qui a été, comme l'a rappelé Malek Mroué, « un intellectuel, un chercheur, un écrivain, un démocrate, un activiste, un rêveur, un fils, un frère, un mari, un père, un ami et, à 45 ans, un martyre. »
La soirée de gala a permis de récolter 200 000 dollars. Les comptes sont bons.
Le sourire d'un enfant guéri n'a pas de prix.

Glamour, mondanité, cœur et générosité. Six cent quatre-vingts personnes concernées par la cause étaient réunies à cette soirée annuelle, devenue le rendez-vous incontournable des ministres, des ambassadeurs et des people libanais. Il y avait bien évidemment des robes longues et des strass, une foule bavarde heureuse de se retrouver, des boîtes magiques et précieuses, des pièces uniques vendues aux enchères pour collecter des fonds, une musique signée Caline Chidiac, la DJ du moment, les prestations de la chanteuse Cynthia et du fameux Guy Manoukian. Mais surtout, comme ont tenu à le rappeler Joumana Ghandour Atallah, Riham Kosta Serhan et le Dr Fadi Bitar, membres fondateurs du Brave Heart Fund, plus de 700...
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