Rechercher
Rechercher

Liban - Municipales 2010

Les Beyrouthins appelés à consacrer la parité, « garante de leur unité »

C'est le sprint final pour la majorité dans la capitale.
À la veille du deuxième tour des municipales 2010, qui se tiendra demain dimanche à Beyrouth et dans la Békaa, le Premier ministre Saad Hariri a une nouvelle fois exhorté les Beyrouthins à se rendre massivement aux urnes et à voter pour la liste de L'Unité de Beyrouth dans son intégralité, « parce qu'elle est la garante de la coexistence islamo-chrétienne ».
Notons qu'avant-hier, jeudi, Saad Hariri, qui recevait à Koraytem des délégations féminines des quatre coins de la capitale en présence des trois candidates de la majorité (Bouchra Itani, Alia Farah et Nada Yammout), avait fermement mis en garde contre le piège du panachage communautaire et sectaire. « Il y a des tentatives visant à promouvoir une liste comprenant 24 candidats appartenant à la même communauté sous prétexte qu'il faut mettre fin à l'injustice dont pâtit cette communauté ; il faut être impérativement vigilant et ne pas se laisser griser par quelque miroir aux alouettes que ce soit », avait mis en garde le Premier ministre.

 Meeting monstre à Achrafieh
Quoi qu'il en soit, un meeting électoral monstre organisé par le 14 Mars s'est tenu hier à Achrafieh, en présence de Bilal Hamad et de tous les candidats de la liste de L'Unité de Beyrouth, ainsi que des ministres d'État Michel Pharaon et Jean Oghassabian, des députés Nadim Gemayel et Serge TorSarkissian, ainsi que de Imad Wakim, le coordinateur des Forces libanaises dans la capitale, représentant le chef des FL, Samir Geagea.
« Nous souhaitions une bataille au service de Beyrouth et de son développement, une bataille de compétences, qui représente les chrétiens et les musulmans, et eux, ils en ont fait une bataille politique par excellence », a déploré Bilal Hamad, pendant que Michel Pharaon condamnait de nouveau les conditions rédhibitoires assénées par le CPL à la main tendue par le 14 Mars et à ses appels au dialogue et à l'entente. « Ils ont essayé de dynamiter les résultats des législatives de 2009, de porter atteinte à la dignité d'Achrafieh et à la légitimité des députés chrétiens ; sauf que s'en prendre à ces derniers revient à s'en prendre à Achrafieh elle-même », a-t-il dit, invitant tous ceux qui appellent au boycottage à voter blanc.
Pour sa part, Jean Oghassabian a mis en garde contre quelque triomphalisme un peu précoce : « Nous devons faire attention, la bataille n'est pas terminée », a-t-il rappelé, alors que Nadim Gemayel assénait : « Nous allons voter, nous allons vaincre et nous allons asseoir notre victoire », relevant que Michel Aoun est « incapable » de mener une bataille. « S'ils veulent une bataille électorale, eh bien nous leur promettons un référendum », a ajouté le jeune député de Beyrouth. Et son colistier Serge TorSarkissian de lui faire écho : « Ceux qui veulent le défi plutôt que le dialogue seront défaits », a-t-il assuré, appelant lui aussi à un vote massif « dans le but de gagner la bataille de la parité ».
Signalons que la liste de L'Unité de Beyrouth dans sa totalité s'est rendue successivement auprès de l'archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar, et du métropolite de la capitale, Mgr Élias Audi. « Les Beyrouthins doivent prouver que la capitale croit en la démocratie et en la pratique démocratique », a affirmé Bilal Hamad, qui a assuré que le taux de participation au scrutin demain dimanche sera « sûrement élevé », écartant tout panachage intensif. Et dans une interview au site électronique www.nowlebanon.com, Bilal Hamad a regretté que le Hezbollah ne fasse pas partie du conseil municipal comme en 1998 et en 2004, « le président martyr Rafic Hariri a toujours voulu que toutes les parties soient représentées dans cette municipalité, et je me ferai fort d'y représenter moi-même le Hezbollah et le CPL », a-t-il assuré.
Pour sa part, Nabil de Freige a rappelé que l'absence d'accord avec le CPL dans la capitale ne signifie aucunement une quelconque volonté de l'annuler. Dans une interview à la chaîne de télévision OTV, le député de Beyrouth a insisté sur le fait que le but du 14 Mars est « d'écouter l'autre ». Il a déploré que Michel Aoun ait politisé la bataille « le jour où il a affirmé qu'il boycottera les municipales mais participera à l'élection des moukhtars » et affirmé qu'il est contre la proportionnelle « parce qu'elle pave la voie aux extrémismes ».
Quant au PNL, il a appelé les Beyrouthins à se rendre en force aux urnes demain et à confirmer leur attachement à la coexistence et à la convivialité ; de même que le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, a relevé que les Beyrouthins « resteront unis et soucieux de l'absolue parité, garante de cette unité ».
Signalons enfin que le Hentchag a retiré ses deux candidats aux postes de moukhtar à Rmeil et à Achrafieh. La liste de Rmeil comprend ainsi Béchara Antoine Gholam, Élie Camille Nassar, Pierre Girgi Nehmé, Charles Samir Ziadé, Nicolas Élia Abou-Arbid, Zaven Astor Astorian, Mounir Tanios al-Kayyal, May Tanios Saab, Michel Émile Fayad, Nagi Élias Salhani, Rita Élias Karim et Salamé Élias Azar. Quant à celle d'Achrafieh, elle comprend Élie Nicolas Sabbagha, Samira Ishac Ammar, Élie Nicolas Hayek, Ahmad Saïd Beydoun, Élias Jado Gériès, Jean Joseph Nehmé, Farès Michel Mrad, Khalil Nicolas Wakim, Pierre Joseph Sadaka, Antoine Béchara Rizk et Semaan Mikhaïl Khoury - on attend encore, après le retrait du candidat Hentchag, l'annonce du douzième candidat.
À la veille du deuxième tour des municipales 2010, qui se tiendra demain dimanche à Beyrouth et dans la Békaa, le Premier ministre Saad Hariri a une nouvelle fois exhorté les Beyrouthins à se rendre massivement aux urnes et à voter pour la liste de L'Unité de Beyrouth dans son intégralité, « parce qu'elle est la garante de la coexistence islamo-chrétienne ».Notons qu'avant-hier, jeudi, Saad Hariri, qui recevait à Koraytem des délégations féminines des quatre coins de la capitale en présence des trois candidates de la majorité (Bouchra Itani, Alia Farah et Nada Yammout), avait fermement mis en garde contre le piège du panachage communautaire et sectaire. « Il y a des tentatives...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut