Le nouveau président du Conseil de sécurité pour le mois de mai, le représentant du Liban auprès de l'ONU, Nawwaf Salam, a tenu hier une conférence de presse pour dévoiler le programme du Conseil pour le mois de mai. Sa présence a provoqué un débat bien animé, particulièrement au sujet de l'absence de la question du nucléaire iranien au programme du mois, sujet d'actualité en discussion en ce moment au sein de l'Assemblée générale de l'ONU, en présence du président iranien Mahmoud Ahmadinejad.
M. Salam a répondu avec tact et diplomatie aux questions, parfois pièges, posées par des journalistes vétérans de l'ONU qui ne se contentent pas facilement de réponses « légères ». « Pour un ambassadeur qui n'est pas diplomate de carrière, il s'en est tiré avec beaucoup de brio », a observé un journaliste à L'Orient-Le Jour. D'autres ont exprimé leur frustration de n'avoir pas eu une « réponse satisfaisante à leurs questions, » principalement en ce qui concerne le débat public qui devrait avoir lieu le 11 mai pour discuter des trois comités 1267, 1373 et 1540, qui doivent examiner les questions relatives à el-Qaëda, aux sanctions contre les talibans et au terrorisme. Le Conseil est là pour étudier les questions soulevées par les résolutions passées et leur application, ont-ils entendu.
Prié par un journaliste de dire pourquoi la question de l'Iran n'est pas au programme du Conseil pour le mois de mai, - question brûlante d'actualité - et si cela a été fait à bon escient afin d'éviter la confrontation, Nawwaf Salam a indiqué que « la question de la non-prolifération nucléaire sera soulevée le 27 mai. Quant à celle de l'Iran, ce sujet n'a été soumis par aucun membre du Conseil de sécurité.»
Prié de dire si le Liban se trouve dans une position spécifique singulière au sujet de l'Iran, surtout si sous sa présidence une résolution contre l'Iran devrait être votée, M. Salam a déclaré : « Sous notre présidence, le Liban, comme pour toute autre question, agira selon son intérêt national. Les décisions que le Liban prendra seront fondées sur son intérêt national... » Et d'ajouter : » J'exprimerai la position de mon gouvernement en temps opportun. La question de l'Iran n'est pas encore au programme. »
S.Z.


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