Ce vol organisé est exercé par certains membres de cette classe politique, en partie pourrie, qui se veulent vertueux et qui ne sont que malhonnêtes. Dans les pays où la loi est appliquée, une publication de noms de politiciens qui ne paient pas leurs factures et qui usent de leur influence pour ne pas le faire vaudrait une démission immédiate et le recours à la justice pour les obliger à régler leurs dettes. Mais nous sommes au Liban, pays où la justice sévit contre les démunis et les faibles, difficilement contre les influents. On pourra dénoncer indéfiniment les injustices ; jamais le parquet n'ouvrira une procédure judiciaire à l'encontre de ces personnes, par peur ou par complaisance.
Le simple citoyen paie le « fait du prince » dans un pays où l'éthique se perd et où le droit est sélectif. Respecter la loi est qualifié d'«idiotie » et la détourner est qualifié de « chatara ». Les gens qui le pensent et le disent ne se rendent pas compte de l'énormité de cette déclaration et que de ce fait ils cautionnent l'injustice contre le droit, l'éthique contre la malhonnêteté, la tyrannie contre la démocratie. Le pire est qu'ils se plaignent de la décrépitude des services de l'État tout en encourageant le vol.
Quelles que soient les parties qui, par leur influence politique ou militaire, refusent de se plier aux lois - et ce n'est que la partie émergée de l'iceberg -, elles sont complices de la situation actuelle de l'EDL. L'on ignore encore qui a intérêt à ce que la production d'électricité reste aussi insuffisante et on espère que le courageux ministre Bassil, qui a ouvert la boîte des « connus mais des non-dits », continuera à la vider de son contenu pour qu'enfin le citoyen sache qui est la source de ses problèmes quotidiens et que les masques tombent.
Nous voulons, en tant que citoyens, connaître toute la vérité. Nous avons assez payé pour les autres et nous exigeons réparation à travers la justice. Nous voulons, en tant que simples citoyens, sentir que notre État se mue en un État de droit et qu'il nous protège.
Chaque jour qui passe est témoin de la pourriture de cette classe politique et l'on se demande combien il restera du « bon fruit », après en avoir tranché et éliminé pour ne pas être obligé de tout jeter. Des personnes que l'on croyait intègres ont le toupet de prendre leur manquement à la légère.
Hier, aujourd'hui et demain, les coupures d'électricité de plus en plus fréquentes et imprévisibles nous rappelleront que ces gens sans scrupules sont à la base même de nos problèmes et qu'ils ne méritent certainement pas les postes qu'ils occupent, même si, par la force des choses, ils continueront certainement à les occuper.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef