Le roi accepte la démission du gouvernement Leterme
OLJ /
le 27 avril 2010 à 23h19
La Belgique s'est enfoncée dans la crise hier avec la démission effective du gouvernement, faute de rapprochement entre Flamands et francophones, ce qui rend probable des élections anticipées alors que le pays doit bientôt présider l'UE. « Le roi a accepté la démission du gouvernement que le Premier ministre lui avait présentée le jeudi 22 avril et a chargé le gouvernement de l'expédition des affaires courantes », a indiqué en fin d'après-midi le palais royal dans un communiqué. Une ultime tentative de conciliation faite par le ministre des Finances, le francophone Didier Reynders, pour relancer les négociations sur la question des droits linguistiques des francophones vivant dans la banlieue flamande de Bruxelles, a échoué. Sonnant le glas des espoirs de compromis. Albert II a la possibilité de confier à une autre personnalité, voire à M. Leterme lui-même, la mission de former un nouveau gouvernement. Mais vu la rupture de confiance actuelle entre Flamands et francophones, cette piste semble très difficile à suivre. L'autre possibilité est la convocation d'élections législatives anticipées, qui doivent avoir lieu en vertu de la Constitution belge dans les 40 jours. Cette nouvelle crise politique est encore plus profonde que celle qui avait ébranlé la Belgique en 2007 et 2008. Elle fait craindre pour l'avenir du pays dans sa forme actuelle. La question, liée au district bilingue français-néerlandais de « Bruxelles-Hal-Vilvorde », dit « BHV », a été à l'origine de la démission du gouvernement, provoquée par le départ de la coalition au pouvoir du Parti libéral flamand, l'Open VLD, mécontent de l'absence de progrès. Les Flamands veulent remettre en cause la plupart des droits linguistiques spéciaux accordés aux quelque 130 000 francophones vivant dans la banlieue flamande de Bruxelles, au nom de l'homogénéité territoriale et linguistique de leur région. Ils entendent stopper l'extension de ce qu'ils perçoivent comme une « tache d'huile » francophone sur leur sol. Les francophones exigent quant à eux d'importantes contreparties pour envisager la limitation de leurs droits. Faute d'accord, les partis flamands menaçaient de toute façon de passer en force jeudi prochain en supprimant d'autorité les droits controversés par un vote en séance plénière à la Chambre, où ils détiennent la majorité. Une menace qu'ils vont tenter à présent de mettre à exécution, même si les partis francophones peuvent encore différer le vote.
La Belgique s'est enfoncée dans la crise hier avec la démission effective du gouvernement, faute de rapprochement entre Flamands et francophones, ce qui rend probable des élections anticipées alors que le pays doit bientôt présider l'UE. « Le roi a accepté la démission du gouvernement que le Premier ministre lui avait présentée le jeudi 22 avril et a chargé le gouvernement de l'expédition des affaires courantes », a indiqué en fin d'après-midi le palais royal dans un communiqué. Une ultime tentative de conciliation faite par le ministre des Finances, le francophone Didier Reynders, pour relancer les négociations sur la question des droits linguistiques des francophones vivant dans la banlieue flamande de...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.