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Liban

« Une approche calibrée et par paliers avec la Syrie »

Audition, hier, du secrétaire d'État adjoint pour le Proche-Orient, Jeffrey Feltman, à la Chambre des représentant devant le sous-comité pour les Affaires étrangères, présidé par le congressman démocrate, Gary Ackerman. Le sujet mis sur table : « Ni apaisement ni progrès : quelles perspectives pour une relation USA-Syrie ? ». Ackerman a tout de go expliqué que cette séance n'était pas uniquement axée sur les missiles Scud dont tout le monde parle, « mais sur un problème avec la Syrie et le Hezbollah qui remonte plus loin », ajoutant que la politique qui se voulait « musclée et zélée » de l'ancienne administration n'a été que « des mots vides de sens », que la nouvelle administration n'arrive pas à clairement démontrer les bienfaits de sa tentative d'ouverture envers la Syrie. « Reste à nous expliquer comment, dans ce nouveau contexte, la Syrie a changé son comportement, et comment l'envoi d'un ambassadeur américain dans ce pays, peut nous servir. »
Le secrétaire d'État adjoint, Jeffrey Feltman, a commencé par préciser que l'agenda américain comporte des défis politiques au Moyen-Orient, et a réaffirmé le soutien « solide des États-Unis pour la souveraineté et l'indépendance du Liban ». Ajoutant : « La Syrie occupe une position proéminente dans ces défis, étant tantôt partie intégrante des problèmes tantôt leur solution. » Et il a insisté sur le fait que les circonstances dans la région exigent que l'on utilise des outils « statecraft » (façonnés par l'État) et des méthodes diplomatiques adéquates.
Pour ce qui est d'avoir un ambassadeur américain en Syrie, Jeffrey Feltman a ajouté : « Ce n'est pas là une récompense pour la Syrie, mais un moyen de faire avancer les objectifs les plus urgents de notre politique extérieure. En définitive, seuls des changements significatifs dans la politique syrienne mèneront à des relations positives et productives avec les États-Unis. » Dans ce contexte, il a précisé : « Nous employons une approche calibrée et par paliers. » Il n'en demeure pas moins que les pressions se poursuivront pour empêcher la Syrie d'obtenir des armes de destruction massive. Et de conclure : « Comme nous essayons de minimaliser les chances de guerre et de maximaliser les chances de paix dans une région où la sécurité nationale est défendue par nos forces, nous nous devons d'utiliser les outils "statecraft" dont nous disposons. Nous devons être sûrs que les leaders, en Syrie et ailleurs, comprennent pleinement la position des États-Unis, avant d'agir. Ce ne peut pas être laissé aux rumeurs et aux informations de second et troisième degrés. Cela est notre travail. »
Puis, les membres du sous-comité ont soumis Jeffrey Feltman à un feu roulant de questions. Entre autres, le danger d'un retour syrien au Liban. Sa réponse : « Tout danger sera écarté avec la résolution du conflit israélo- palestinien. » Quid de la relation Syrie-Iran ? « C'est une relation basée sur des intérêts politiques et non des liens culturels ou économiques. Par ailleurs, les Syriens ont intérêt à négocier un accord de paix avec les Israéliens alors que l'Iran s'oppose à toute forme de paix avec Israël. »

Audition, hier, du secrétaire d'État adjoint pour le Proche-Orient, Jeffrey Feltman, à la Chambre des représentant devant le sous-comité pour les Affaires étrangères, présidé par le congressman démocrate, Gary Ackerman. Le sujet mis sur table : « Ni apaisement ni progrès : quelles perspectives pour une relation USA-Syrie ? ». Ackerman a tout de go expliqué que cette séance n'était pas uniquement axée sur les missiles Scud dont tout le monde parle, « mais sur un problème avec la Syrie et le Hezbollah qui remonte plus loin », ajoutant que la politique qui se voulait « musclée et zélée » de l'ancienne administration n'a...
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