La session d'ouverture s'est tenue hier en présence de Faraj Kerbaj, représentant le ministre des Affaires sociales, Sélim Sayegh, qui n'a pas pu rentrer au Liban à cause du nuage de cendres qui paralyse les transports aériens en Europe, du député Hikmat Dib et des doyens de plusieurs facultés de l'Université La Sagesse.
Prenant la parole, le vice-président de l'université et doyen de la faculté des sciences politiques et des affaires internationales, le père Camille Moubarak, a souligné l'importance du thème qui a été sélectionné.
De son côté, M. Kerbaj a indiqué que l'eau est à la base de plusieurs guerres et conflits. « Nous souffrons jusqu'à présent des conflits liés à l'eau. Il faut faire face aux crises à venir non seulement au Liban, mais aussi sur le plan régional et international », a-t-il dit.
Le ministre de l'Environnement Mohammad Rahhal a présidé l'une des séances du séminaire. Prenant la parole, il a évoqué son enfance au Liban-Sud, quand il vivait dans une zone proche du fleuve Litani. « Chaque année, le Liban reçoit 2 600 mètres cubes d'eau, nous consommons la moitié alors que le reste est perdu », a-t-il dit, mettant l'accent sur la mauvaise gestion de l'eau dans le pays.
Il a également évoqué la pollution de l'eau potable. Il a appelé à la mise en place d'un plan qui préserve et développe les ressources hydrauliques afin que le Liban ne devienne pas un pays pauvre en eau en 2025. Il a noté dans ce cadre que la part en eau de chaque Libanais s'élevait à 900 mètres cubes en 1955 alors qu'en 2005 cette part se chiffre à 300 mètres cubes.
Lors de la deuxième séance du séminaire, le chercheur en géostratégie Nabil Khalifé a pris la parole, intervenant sur le thème « L'eau est-elle un facteur de guerre ou de
paix ? ».


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