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Nos lecteurs ont la parole

Constantes…

Par Colette TOUMA
La semaine dernière, les Libanais ont découvert les « constantes » de Walid  bey. Au cours de sa conférence de presse, il n'a cessé de seriner son aval indéfectible, ainsi que celui du président syrien Bachar el-Assad, aux « constantes communes » des deux pays frères. Balayant volontairement un passé proche, le gommant, fermement décidé à ne regarder que vers  l'avenir, son avenir.
Intriguée, ne connaissant pas la définition précise de son mot fétiche, « constantes », je me suis précipitée sur le dictionnaire pour essayer de comprendre le message du leader druze au peuple libanais, aux Arabes et au reste du monde. Voici littéralement ce que j'y trouvai :
Constante : Tendance, orientation générale durable et permanente.
Quel ne fut mon étonnement quand je compris exactement le sens profond de ce mot dans la bouche de Walid bey, lui qui avait, deux jours plus tôt, assuré sur la chaîne al-Jazira, je cite : « J'oublie et je pardonne. »
Walid bey, l'oubli volontaire est malheureusement aux antipodes des « constantes. Il est dangereux de décider sciemment, d'oublier et de prétendre rester fidèle à ses constantes.
De  quelles constantes parlez-vous, Walid bey ? De celles de feu votre père qui a sacrifié sa  vie, se battant pour un idéal, le Liban, son Liban, tel qu'il le voyait : indépendant, fier et souverain, toujours plus grand, toujours plus druze, celui des rocs de notre montagne.
Ou bien alors des constantes qui vous ont poussé à déposer une rose rouge sur la tombe paternelle, en assurant que votre conscience était tranquille et que Kamal bey pouvait désormais reposer en paix, dans sa terre du Chouf qu'il a tant aimée.
Je ne vous comprends plus, je ne comprends plus ce que ce mot « constante » a de sacré pour vous, ce qu'il  signifie. Je suis tout à fait déroutée. Voilà pourquoi je souhaite de tout mon cœur que cette expression ne prenne pas le goût amer du sacrifice de nos idéaux : ouverture, modération et humanisme que vous prôniez il n'y a pas longtemps et dont vous vous éloignez  rapidement et sûrement.
La semaine dernière, les Libanais ont découvert les « constantes » de Walid  bey. Au cours de sa conférence de presse, il n'a cessé de seriner son aval indéfectible, ainsi que celui du président syrien Bachar el-Assad, aux « constantes communes » des deux pays frères. Balayant volontairement un passé proche, le gommant, fermement décidé à ne regarder que vers  l'avenir, son avenir.Intriguée, ne connaissant pas la définition précise de son mot fétiche, « constantes », je me suis précipitée sur le dictionnaire pour essayer de comprendre le message du leader druze au peuple libanais, aux Arabes et au reste du monde. Voici...
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