M. Aoun avait également reçu hier Karim Pakradouni.Photo Charbel Nakhoul
« Nous avions atteint un compromis au sein du gouvernement sur la loi relative aux élections municipales. C'est sur cette base que le texte a été renvoyé devant l'Assemblée. » Et d'ajouter : « Nous maintenons notre position à ce sujet, à savoir que nous tenons à ce que la loi soit votée telle qu'elle avait été approuvée en Conseil des ministres. Si cela n'a pas lieu, nous participerons aux élections sur base de l'ancienne loi, ce qui ne veut pas dire que nous avons peur de perdre. »
Le chef du CPL a appelé les femmes à « se joindre au Courant si elles sentent qu'elles peuvent servir leurs localités, et ce même si le quota féminin n'a pas été adopté, car elles ont le droit de présenter leur candidature ».
« Les élections auront certainement lieu, et peu importe si elles se dérouleront le 2 mai ou le 2 juin. Le plus grand mensonge est de donner aux gens l'impression que la consultation n'aura pas lieu alors que c'est le contraire qui se passera. Les gens doivent commencer à se préparer comme si cette échéance aura lieu à temps », a-t-il ajouté.
Interrogé sur la possibilité de s'allier avec l'ancien ministre Michel Murr, il a indiqué que les alliances n'ont pas commencé à se mettre en place, soulignant que le secrétaire général du Tachnag, Hovig Mekhatérian, n'a pas encore évoqué cette question avec lui. Et d'annoncer qu'il compte appeler toutes les parties à participer à un programme de développement.
« Nous coopérons dans le cadre de l'intérêt général et non seulement dans le cadre des alliances politiques », a-t-il précisé.
En réponse à une question, Michel Aoun a affirmé :
« Nous voulions une nouvelle loi électorale, mais cela n'a pas réussi. Nous voulions que le budget soit voté, là aussi, rien ne s'est passé. Nous n'avons pas de budget à ce jour, et je n'arrive vraiment pas à comprendre où se trouve l'obstacle. J'avais également exprimé mon espoir de voir le gouvernement réussir. Mais nous ne pouvons pas continuer sur cette voie comme par le passé, car cela signifie que nous allons accumuler les dettes pour l'année à venir. »
Évoquant par ailleurs le fléau de la drogue devenu « inquiétant », selon lui, il a affirmé qu'une solution doit être apportée à ce problème, appelant les associations non gouvernementales engagées dans la lutte antidrogue à une réunion le 17 avril pour définir une stratégie de travail visant à mettre un terme à ce problème social.
M. Aoun a par ailleurs reçu hier l'ambassadeur d'Espagne, Juan Carlos Gafo Acevedo. Il s'est également entretenu avec Karim Pakradouni, puis avec les membres d'une délégation palestinienne qui regroupait notamment le responsable du dossier libanais au sein de l'Autorité palestinienne, Azzam el-Ahmad, avec lesquels il a évoqué le dossier des réfugiés et la situation régionale.


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