« Je vais aller en Ukraine en avril et je vais avoir une explication franche et sérieuse avec le nouveau gouvernement pour voir la situation, et puis aussi taper un peu du poing sur la table », avait annoncé M. Platini lors du congrès de l'UEFA à Tel-Aviv le 25 mars.
Pour l'Ukraine, la menace est réelle, comme l'a ensuite précisé M. Platini de passage à Bruxelles quelques jours après, le 29 mars : « Nous n'avons pas de plan B, comme aller jouer en Allemagne par exemple, (mais) s'il le faut nous jouerons dans les quatre stades en Pologne, qui, eux, seront prêts, et seulement dans deux stades (sur les quatre prévus) en Ukraine. »
État des routes préoccupant
Aujourd'hui, M. Platini doit visiter les sites de Lviv et Donetsk, puis jeudi ceux de Kharkov et Kiev. Stades mais aussi aéroports seront inspectés. Le point d'orgue de ce voyage sera une rencontre entre MM. Platini et Viktor Ianoukovitch, le nouveau président ukrainien.
Le vice-Premier ministre Boris Kolesnikov, chargé de l'organisation de l'Euro 2012, avait déclaré fin mars que le stade de Kiev était l'élément le plus problématique, sa reconstruction ayant accumulé beaucoup de retard. La construction d'un nouveau stade à Lviv était également dans le rouge selon lui.
La porte-parole du LOC (comité local d'organisation de l'Euro 2012) Ganna Dobko a indiqué de son côté à l'AFP mardi qu'« actuellement, au stade de Lviv, la situation pose plus de problèmes qu'à Kiev ».
L'état des routes en Ukraine, qui a toujours laissé à désirer, s'est encore détérioré en 2010 à la suite d'un hiver sévère, plus neigeux que d'habitude. Et le réseau routier suscite ainsi une avalanche de critiques en Ukraine.
Le nouveau président Viktor Ianoukovitch a même ordonné fin mars d'améliorer l'état des routes à l'approche de l'Euro 2012 afin qu'il soit possible de traverser le pays d'ouest en est (plus de 1 200 km) en voiture en 13 heures. Actuellement, il faut plus de 24 heures, selon la presse ukrainienne, citant des experts automobiles.

