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Liban - Éclairage

Sleiman passe outre aux offenses et riposte par un regain d’initiatives

La campagne de Wi'am Wahhab contre le régime perd de son intensité, mais ne s'arrête pas encore. Elle peut rebondir sur n'importe quel claquement de doigt de ses commanditaires, extérieurs ou locaux. On sait en effet que l'ancien ministre affirme maintenant, pour justifier ses attaques, qu'il lie ses positions concernant tout responsable au soutien apporté, ou refusé, par ce dernier à la Résistance. Auparavant, commentant le fait que Damas se fût lavé les mains à propos de son offensive, Wahhab avait confié à un professionnel qu'il n'aurait jamais tenu ses propos si la Syrie n'était pas derrière.
La présidence ne répond ni aux calomnies ni aux offenses, même si la Constitution lui en donne le droit. Sa seule manière d'y répliquer est de prendre encore plus d'initiatives, pour défendre le Liban au-dehors, et ses intérêts, auprès des États comme des émigrés libanais. Et, en même temps, pour dynamiser le processus de dialogue national qu'elle a initié.
Cependant des conciliateurs extérieurs et locaux, notamment des responsables sécuritaires, tentent actuellement d'arranger les choses et d'obtenir audience explicative pour Wahhab à Baabda. Mais à ce jour leurs efforts restent vains, car le palais refuse de recevoir l'intéressé avant qu'il n'ait fait acte de repentir, en se rétractant. Des proches de la présidence indiquent en outre qu'en se rabattant sur le justificatif de l'appui à la Résistance, Wahhab n'a fait qu'aggraver son cas. Car nul ne doit jouer les fauteurs de zizanie entre le régime et une partie libanaise déterminée, du moment même que la présidence est essentiellement consensuelle et fédératrice. De plus, ces cadres ne voient pas pourquoi il faudrait donner quitus à Wahhab quand ses attaques n'ont finalement débouché qu'à un plébiscite populaire en faveur du président Sleiman. Une réaction qui explique sans doute en partie pourquoi la Syrie a dépêché une multitude d'émissaires auprès du chef de l'État, pour se démarquer de ses détracteurs et pour lui réitérer son appui. Ce que l'ambassadeur syrien, Ali Abdel Karim, a officialisé en rendant visite, et hommage, au président Sleiman.
Cependant, les spéculations sur les objectifs des contempteurs prosyriens du régime continuent d'aller bon train. Les proches de la présidence s'abstiennent de polémiquer. Par contre, parallèlement aux répliques des loyalistes du 14 Mars, des pôles de l'opposition prennent leurs distances par rapport à Wahhab et consorts, dont Abdel Rahim Mrad et Omar Karamé. L'on a pu ainsi entendre Gebran Bassil répondre à Wahhab, au sujet du décret de Roueyss que, contrairement aux assertions de l'ancien ministre, ni le chef de l'État, ni le président du Conseil, ni la ministre des Finances n'en sont responsables. Et préciser que c'est lui seul en sa qualité de ministre de l'Énergie qui a pris cette initiative, simplement avalisée ensuite et contresignée, comme le veut la loi, par les autorités susmentionnées. Cette mise au point porte certes sur un point de détail. Mais elle reste importante du fait qu'elle émane du gendre, et bras droit politique, du général Michel Aoun, maître de céans de Rabieh où Wahhab avait fait sa déclaration incendiaire. À en croire les aounistes, l'ancien ministre a tenté en réalité de piéger son hôte, de provoquer des dissensions entre Michel Aoun et Baabda. Et c'est pour dissiper tout malentendu, selon eux, que Bassil s'est exprimé aussi fermement, le CPL n'ayant pas l'intention d'entrer en guerre avec le régime.
Il convient de signaler que l'offensive dirigée contre le régime s'élargit à des mises en cause aussi personnelles que diffamatoires de certains de ses proches. Ils se trouvent accusés de lucre, alors même qu'ils n'ont aucune prise sur le système du copartage, antre de la pire des déviations, la corruption politique, ni sur les centres juteux de décision administrative. Le plus ironique, relève un indépendant, c'est que les reproches proviennent des prosélytes, des obligés de l'ex-tuteur, dont le règne au Liban, notamment sous le dernier gauleiter de Anjar, s'est montré d'un blanc parfaitement immaculé...
La campagne de Wi'am Wahhab contre le régime perd de son intensité, mais ne s'arrête pas encore. Elle peut rebondir sur n'importe quel claquement de doigt de ses commanditaires, extérieurs ou locaux. On sait en effet que l'ancien ministre affirme maintenant, pour justifier ses attaques, qu'il lie ses positions concernant tout responsable au soutien apporté, ou refusé, par ce dernier à la Résistance. Auparavant, commentant le fait que Damas se fût lavé les mains à propos de son offensive, Wahhab avait confié à un professionnel qu'il n'aurait jamais tenu ses propos si la Syrie n'était pas derrière.La présidence ne répond ni aux calomnies ni aux offenses, même si la Constitution lui en donne le droit. Sa seule...
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