« Il existe une sorte de début de divergence relative entre les positions israéliennes, d'une part, et celles de l'administration américaine, de certains pays européens et de l'ONU... Nous devons exploiter cet écart dans l'intérêt de notre cause, et pour obtenir que de plus grandes pressions soient exercées sur Israël. »
Commentant les résolutions du sommet arabe, M. Siniora a ajouté : « Les sommets sont importants, mais il nous faut regarder en face une vérité essentielle : si les Arabes ne prennent pas conscience de la justesse de leur cause et de la nécessité d'y œuvrer et de s'unir pour la défendre, ils ne doivent pas s'attendre que d'autres les aident à le faire. »
« La cause palestinienne a 60 ans, et nous en sommes toujours au même point, a poursuivi M. Siniora. Pendant ce temps, Israël s'affaire à annexer de plus en plus de terres, expulsant les occupants et y installant des colons. »
« Je sais combien il est difficile d'aboutir à l'unification des forces palestiniennes, a-t-il indiqué, mais je dois le dire quand même : tant que cette division existe, c'est en vain que les médiateurs peinent ; et cela se vérifie aussi avec les divisions arabes. »
M. Siniora a également jugé capital de mettre à exécution les résolutions des sommets, et non que « chaque représentant rentre dans son pays, une fois le sommet clos, comme si rien ne s'était passé ».
L'ancien Premier ministre s'est félicité de ce que des mesures apparemment sérieuses aient été prises pour protéger les Palestiniens résidant à Jérusalem et les empêcher de perdre leurs logements.
« On parle d'un fonds destiné à permettre aux résidents de Jérusalem de rester chez eux, a-t-il conclu. Voici, parmi d'autres, une possibilité concrète de transformer une résolution en réalité, d'établir des programmes véritables et de les suivre attentivement au jour le jour, plutôt que de les oublier au fond d'un tiroir et de les reprendre un an plus tard, comme cela arrive traditionnellement. »
Pour sa part, le député Ali Hassan Khalil (Amal) a affirmé hier que sa formation « n'a jamais misé sur un sommet arabe, qui ont toujours été une occasion de découragement pour les peuples arabes, car leurs résultats n'ont jamais été à la hauteur de nos aspirations. Que dire si c'est le ravisseur de l'imam Moussa Sadr qui les préside ? ».
Enfin, cheikh Abdel Amir Kabalan, vice-président du Conseil supérieur chiite, a jugé « étonnant » que les rois et chefs d'État arabes refusent d'engager un dialogue avec l'Iran.


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