M. Walesa a conféré dans la journée avec le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, le président Michel Sleiman, le Premier ministre Saad Hariri, et le chef de la diplomatie, Ali Chami.
Au palais de Baabda, l'ancien Prix Nobel de la paix a exposé au chef de l'État, selon une source officielle, la longue lutte du peuple polonais sur la voie de la démocratie, se basant sur « la foi et la croyance religieuse ». Faisant l'éloge de « l'expérience démocratique libanaise », M. Walesa a mis l'accent sur « la grande similitude entre le Liban et la Pologne tant en ce qui concerne leur expérience interne que leur situation géographique ».
De son côté, le président Sleiman a évoqué, selon les indications de Baabda, les « phases de la lutte du peuple polonais dans les années 80 du siècle dernier afin de parvenir à la démocratie ». Le chef de l'État a souligné sur ce plan que « l'expérience libanaise fondée sur la démocratie consensuelle entre les communautés, dont le rôle dans la vie politique est consacrée par la Constitution, est devenue une nécessité pour le monde ». « La démocratie du nombre a en effet marginalisé des factions et des ethnies dont sont constitués les peuples et les sociétés en Europe et dans le monde, a déclaré sur ce plan le président Sleiman. Une telle réalité rend encore plus complexe la recherche de solutions aux problèmes nationaux, ce qui accroît les tensions et les fanatismes, comme l'illustre notamment le terrorisme. »
L'entrevue de M. Walesa avec le Premier ministre a eu lieu au Grand Sérail en présence, notamment, de l'ancien ministre Ibrahim Chamseddine et du conseiller du chef du gouvernement, Mohammad Chatah. À l'issue de l'entretien, l'ancien président polonais a souligné que sa visite au Liban s'inscrit dans le cadre de la célébration de la fête de l'Annonciation en tant que fête nationale au Liban. « La fête de l'Annonciation qui a été proclamée au Liban fête officielle pour les religions chrétienne et musulmane est un symbole pour l'Europe et le monde, a déclaré M. Walesa. C'est pour cela que je suis présent au Liban. Nous espérons pouvoir coopérer avec les Libanais et les leaders libanais. Si nous parvenons à comprendre ce qui se passe au niveau du dialogue des religions au Liban, nous pourrons alors transposer ce dialogue en Europe. »
Vers midi, M. Walesa a été reçu par le patriarche Sfeir qui l'a retenu à déjeuner. Il devait par ailleurs conférer avec le chef de la diplomatie, Ali Chami.


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