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Liban - Bkerké

« La présidence reste au-dessus de toute critique », affirme Sfeir

Le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, a de nouveau exprimé son opposition aux campagnes menées contre le président Michel Sleiman.

Parmi les visiteurs de Bkerké, les députés d’Aley.Photos Émile Eid

Le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, a reçu hier à Bkerké une délégation du conseil de l'ordre des journalistes, conduite par M. Melhem Karam. Répondant aux questions de ses visiteurs qui ont porté sur des sujets variés, le chef de l'Église maronite a dénoncé « une campagne de dénigrement » menée contre le général Sleiman. « La présidence reste au-dessus de toute critique. Je pense que c'est même stipulé par la loi », a insisté le patriarche, en affirmant ignorer si cette campagne est instiguée par des parties locales ou extérieures.
Prié de dire s'il juge la conférence de dialogue utile, il a répondu que l'existence d'un dialogue est préférable à son absence. « Il doit être permanent entre les différentes parties du peuple et reste indispensable, qu'il débouche sur des résultats ou pas », a-t-il ajouté.
En réponse à une question, le patriarche a constaté que le gouvernement s'efforce de mener à bien sa mission. « Mais il y a tellement de choses à faire. Il faut lui donner du temps pour qu'il puisse cerner tous les dossiers », a-t-il estimé.
À la question de savoir s'il juge que les élections municipales seront ajournées, Mgr Sfeir s'est prononcé contre un report, partant du principe que les choses « doivent suivre leur cours normal ».
Interrogé au sujet de la décision du gouvernement de considérer l'Annonciation comme une fête nationale, il a répondu : « Nous sommes pour l'unité des rangs des Libanais. Le sens de la fête chez les chrétiens diffère de celui des non-chrétiens, mais cette décision reste un moyen d'unir les chrétiens et les autres, ce qui n'est pas mauvais. »
Quant au synode sur le Moyen-Orient, « il a pour objectif de renforcer les forces chrétiennes et de les pousser à rester là où elles sont depuis très longtemps, que ce soit en Irak, au Liban, en Syrie ou en Égypte », a-t-il expliqué.
Plus tard, le chef de l'Église maronite a reçu les députés d'Aley, Henri Hélou, Fadi Habre et Fouad el-Saad, qui a par la suite affirmé que l'actualité locale a été passée en revue durant l'entretien.
M. el-Saad a abordé la question des attaques contre le général Sleiman, estimant que la présidence ne devrait pas être prise pour cible. « Nous considérons que le mandat présidentiel ne peut pas être prolongé, renouvelé ou écourté. Le chef de l'État est élu pour six ans et rien ne devrait changer à ce niveau, non seulement par respect pour la personne du président et pour sa fonction, mais par souci de préserver la stabilité requise dans le pays, a-t-il affirmé. Quant aux propos relatifs à l'amendement de l'accord de Taëf dans le but de renforcer les prérogatives du chef de l'État, nous les situons dans le cadre des tentatives visant à titiller les chrétiens pour les pousser à accepter le principe de la démission du président ou de la réduction du mandat présidentiel », a ajouté le député Fouad el-Saad.
Le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, a reçu hier à Bkerké une délégation du conseil de l'ordre des journalistes, conduite par M. Melhem Karam. Répondant aux questions de ses visiteurs qui ont porté sur des sujets variés, le chef de l'Église maronite a dénoncé « une campagne de dénigrement » menée contre le général Sleiman. « La présidence reste au-dessus de toute critique. Je pense que c'est même stipulé par la loi », a insisté le patriarche, en affirmant ignorer si cette campagne est instiguée par des parties locales ou extérieures.Prié de dire s'il juge la conférence de dialogue utile, il a répondu que...
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