Parmi les visiteurs de Bkerké, les députés d’Aley.Photos Émile Eid
Prié de dire s'il juge la conférence de dialogue utile, il a répondu que l'existence d'un dialogue est préférable à son absence. « Il doit être permanent entre les différentes parties du peuple et reste indispensable, qu'il débouche sur des résultats ou pas », a-t-il ajouté.
En réponse à une question, le patriarche a constaté que le gouvernement s'efforce de mener à bien sa mission. « Mais il y a tellement de choses à faire. Il faut lui donner du temps pour qu'il puisse cerner tous les dossiers », a-t-il estimé.
À la question de savoir s'il juge que les élections municipales seront ajournées, Mgr Sfeir s'est prononcé contre un report, partant du principe que les choses « doivent suivre leur cours normal ».
Interrogé au sujet de la décision du gouvernement de considérer l'Annonciation comme une fête nationale, il a répondu : « Nous sommes pour l'unité des rangs des Libanais. Le sens de la fête chez les chrétiens diffère de celui des non-chrétiens, mais cette décision reste un moyen d'unir les chrétiens et les autres, ce qui n'est pas mauvais. »
Quant au synode sur le Moyen-Orient, « il a pour objectif de renforcer les forces chrétiennes et de les pousser à rester là où elles sont depuis très longtemps, que ce soit en Irak, au Liban, en Syrie ou en Égypte », a-t-il expliqué.
Plus tard, le chef de l'Église maronite a reçu les députés d'Aley, Henri Hélou, Fadi Habre et Fouad el-Saad, qui a par la suite affirmé que l'actualité locale a été passée en revue durant l'entretien.
M. el-Saad a abordé la question des attaques contre le général Sleiman, estimant que la présidence ne devrait pas être prise pour cible. « Nous considérons que le mandat présidentiel ne peut pas être prolongé, renouvelé ou écourté. Le chef de l'État est élu pour six ans et rien ne devrait changer à ce niveau, non seulement par respect pour la personne du président et pour sa fonction, mais par souci de préserver la stabilité requise dans le pays, a-t-il affirmé. Quant aux propos relatifs à l'amendement de l'accord de Taëf dans le but de renforcer les prérogatives du chef de l'État, nous les situons dans le cadre des tentatives visant à titiller les chrétiens pour les pousser à accepter le principe de la démission du président ou de la réduction du mandat présidentiel », a ajouté le député Fouad el-Saad.


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