Mgr Sfeir a célébré hier une messe à Bkerké à l’occasion du 150e anniversaire de la fondation de la Société Saint-Vincent-de-Paul au Liban. Photo Émile Eid
Le parlementaire a en outre estimé que la campagne menée contre le président « vise essentiellement l'indépendance de la décision libanaise, dans la mesure où le chef de l'État et le Premier ministre essaient, à travers leurs tournées auprès de plusieurs capitales, de ramener le Liban, en tant qu'État indépendant, sur la scène internationale ». Il a souligné la nécessité de soutenir le président ainsi que toutes les institutions constitutionnelles « si nous voulons réellement préserver le Liban en tant qu'État indépendant ayant sa liberté de décision ».
Selon lui, quels que soient ses motivations et ses instigateurs, la campagne contre le président - que l'ancien ministre Wi'am Wahhab avait appelé à démissionner - est inacceptable. « Dans le cadre de l'action politique, certaines choses sont acceptables et d'autres pas. Il est possible de critiquer une personnalité ou de formuler un avis à son sujet, mais réclamer la démission du président représente un danger pour la pérennité des institutions et pour la stabilité du pays et de la Constitution », a ajouté M. Adwan.
Mais à en croire l'ancien député Abdel Rahim Mrad, cette campagne se justifierait dans la mesure où c'est la majorité qui, selon lui, lui aurait pavé la voie. « Ce n'est pas un de nos frères (Wi'am Wahhab) qui a commencé. Ce sont eux (la majorité) qui lui ont pavé la voie sous le mandat du président Émile Lahoud lorsqu'ils avaient porté atteinte à la présidence », a-t-il dit, en indiquant que « même le patriarche Sfeir ne l'avait pas défendue à l'époque ». « Quel que soit le président, nous sommes contre la diffamation ou le fanatisme », a-t-il ajouté.


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