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Liban - Sommet Arabe

Le Liban serait présent en Libye, avec une représentation minimale

Ce n'est donc pas à Beyrouth que la délégation libyenne s'est rendue pour convier le Liban à prendre part au sommet de la Ligue arabe de Tripoli, mais au Caire, et sous la pression de Amr Moussa.

Hier, à 19h30, le palais Bustros a reçu un message l'informant que l'ambassadeur du Liban au Caire et délégué du Liban auprès de la Ligue arabe, Khaled Ziadé, s'est vu remettre en main propre par la délégation libyenne, en présence de Amr Moussa, le carton d'invitation censé permettre au Liban de prendre part au sommet. La chaîne de télévision proche du mouvement Amal, NTV, s'est ainsi empressée de diffuser une information indiquant que le Liban se rendait à Tripoli, représenté par Khaled Ziadé.
Or, pour l'heure, rien n'a été tranché, soulignait à cet égard notre correspondant au ministère des Affaires étrangères, Khalil Fleyhane. Ce qui est sûr, c'est que l'invitation a été adressée au Liban après un souhait pressant formulé par M. Moussa à l'attention de la Libye d'envoyer une délégation à Beyrouth ou au Caire. La première option n'a pas été choisie par le gouvernement libyen et pour cause : Beyrouth a lancé en 2008 un mandat d'arrêt à l'encontre du président libyen Mouammar Kadhafi, son régime étant accusé par le Liban d'être à l'origine de la disparition de Moussa Sadr en 1978.
La question de la participation ou non du Liban sera donc tranchée officiellement en Conseil des ministres, lequel se réunira selon toute vraisemblance après-demain mercredi. Mais le temps presse, font remarquer les diplomates qui rappellent que mardi et mercredi prochains se tiendront les réunions préparatoires des hauts fonctionnaires des pays arabes membres de la Ligue. Le 25 mars, ce sera au tour des ministres arabes des Affaires étrangères de se réunir pour mettre une touche finale aux préparatifs du sommet qui se tiendra les 27 et 28 mars à Tripoli. En clair, le Liban n'a plus trop le temps de tergiverser ni de prendre son temps pour tomber d'accord sur une participation a minima ou un boycott pur et simple.
Pour le secrétaire général de la Ligue, qui est arrivé à Beyrouth jeudi dernier avant de repartir vendredi soir, il est évident que la volonté libanaise de mettre à l'ordre du jour du sommet la question de la disparition du fondateur du mouvement Amal, Moussa Sadr, ne peut s'accommoder de la décision de Beyrouth de boycotter, purement et simplement, le sommet. C'est cette idée qu'il a tenté de mettre en relief lors de son bref passage au Liban, surtout que M. Moussa est personnellement opposé à l'idée que l'un des pays membres boycotte le sommet ; plus encore lorsqu'il s'agit d'un membre fondateur de la Ligue et qu'il l'a également reçue sur son territoire, comme cela a été le cas pour le Liban qui a organisé le sommet de 2002 à Beyrouth. Cette insistance du secrétaire général de la Ligue a toutefois essuyé les critiques du ministre Ali Abdallah qui a conseillé à M. Moussa d'« apporter des réponses à la disparition de Moussa Sadr avant de tenter d'emmener le Liban au sommet arabe ».
Faut-il le souligner ? L'importance d'une rencontre comme celle du sommet arabe réside plus dans les innombrables entretiens bilatéraux et multilatéraux en marge de l'Assemblée générale que dans les décisions qui en émanent. Le fait pour le Liban de ne pas y prendre part n'est pas de nature à servir ses intérêts, notamment à l'aune des menaces israéliennes qui se font permanentes et des piques syriennes plus ou moins récurrentes.
À ce sujet, le patriarche maronite Mgr Nasrallah Sfeir soulignait hier dans sa traditionnelle homélie dominicale que les attaques lancées contre la présidence de la République étaient de nature à saper la bonne marche des institutions, pendant que le ministre d'État Adnane Sayyed Hassan soulignait que le président de la République dont il est proche « ne reçoit pas de messages, quels qu'ils soient ». Il a précisé que Michel Sleiman « préfère les relations bâties sur la confiance » et que ses liens avec les Syriens sont « bons ». « Il ne faut pas nécessairement lier ce qui se passe sur la scène interne avec les développements extérieurs », a-t-il ajouté.
Pendant ce temps, des questions peut-être plus essentielles et sûrement plus vitales pour les citoyens demeuraient hier sans réponses : les doléances des professeurs de l'Université libanaise, le budget de l'État et l'organisation des municipales.
Concernant ce dernier dossier, les différents pôles de l'échiquier politique s'accordaient - aussi étrange que cela puisse paraître - à dire que les élections doivent avoir lieu dans les délais, même sous l'égide de la loi actuelle. Plus grave, plus alarmant sans doute que la quasi-incapacité des gouvernements à préparer correctement chaque échéance électorale -pourtant prévue par la Constitution -, les débordements sécuritaires qui secouent, sans crier gare, telle ou telle région du pays ne facilitant évidemment pas les choses. Hier, ce fut au tour de Taalbaya d'être au centre de graves incidents qui ont opposé des familles rivales, ce qui a nécessité l'intervention de l'armée. Dans le même temps, dans le sud du pays, les batteries antiaériennes de l'armée libanaise ouvraient le feu en direction de deux avions de l'armée israélienne qui ont violé l'espace aérien libanais, à moyenne altitude, au-dessus de la région de Hasbaya.
Hier, à 19h30, le palais Bustros a reçu un message l'informant que l'ambassadeur du Liban au Caire et délégué du Liban auprès de la Ligue arabe, Khaled Ziadé, s'est vu remettre en main propre par la délégation libyenne, en présence de Amr Moussa, le carton d'invitation censé permettre au Liban de prendre part au sommet. La chaîne de télévision proche du mouvement Amal, NTV, s'est ainsi empressée de diffuser une information indiquant que le Liban se rendait à Tripoli, représenté par Khaled Ziadé. Or, pour l'heure, rien n'a été tranché, soulignait à cet égard notre correspondant au ministère des Affaires étrangères, Khalil Fleyhane. Ce qui est sûr,...
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