De gauche à droite : le Dr. Georges Scheib, président de la ligue des diplômés libanais des universités grecques, l’ambassadeur de Grèce, Panos Kalogeropoulos, l’ambassadrice d’Autriche, Eva Maria Ziegler, et, enfin, l’ambassadeur de Hongrie et Mme Arpad Ronay.
Car il s'agit bien ici de rendre hommage à la Mission laïque française de Thessalonique, qui a fêté ses cent ans en 2006. À travers des images d'archives pleines de nostalgie du premier lycée ouvert par la mission, certaines remontant au début du siècle dernier, et des clichés plus récents réalisés par les photographes Cathy Cunliffe et Lia Nalbantidou, c'est toute l'histoire de cette école, une véritable institution, devenue à présent l'Institut français, qui s'affiche ainsi.
« Le choix du Liban s'est fait naturellement, confie Vangelis Ioakimidis, directeur du musée. Un tissu de liens nous unit, la géographie, le climat et, bien sûr, un intérêt commun pour la francophonie. La Grèce, membre à part entière de l'Organisation internationale de la francophonie, partage avec cette dernière les principes de paix, de démocratie, des droits de l'homme et du respect de la diversité culturelle. »
La palette de photographies proposée commence en noir et blanc pour prendre peu à peu des couleurs plus actuelles. Le voyage dans le passé, à la recherche de visages oubliés, se divise en trois périodes : 1906-1941, 1946-1970 et 1971-2006. Les photos des premiers élèves en classe, dans la cour, celles des professeurs, des infirmières, des marins, des bacheliers, retrouvées après un long travail de recherches, décrivent avec poésie l'histoire de l'établissement.
Sous le titre « Présent et avenir », Cathy Cunliffe, grecque née à Londres, a été chargée de saisir cette même ambiance, pas tout à fait la même, pas vraiment différente, un siècle plus tard. Celle des terrains de jeux, des salles de classe, des écoliers heureux.
Et comme « le passé ne quitte jamais le présent », la photographe a également eu pour mission de saisir la vie au quotidien du personnel qui travaille à l'institut. En leur faisant porter des masques « à l'ancienne » en papier, les portraits pris au bureau, dans les escaliers, au téléphone ou encore au piano ressemblent à un jeu de piste saupoudré d'humour.
Enfin, Lia Nalbantidou a proposé des portraits sobres en noir et blanc de couples franco-helléniques qui sont une belle illustration du mélange de cultures.
Après Beyrouth, l'exposition sera à Tripoli du 9 au 20 avril.
* « Salonique ? Ça va ! » jusqu'au 31 mars à la Salle de verre du ministère du Tourisme.

