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Liban

Hariri rejette les campagnes contre Sleiman « qui ne mènent nulle part »

Le Premier ministre Saad Hariri a estimé hier que « la campagne menée par certains contre le président de la République, Michel Sleiman, relève de la confusion politique inutile qui ne mènera nulle part ».
Dans une conversation à bâtons rompus avec la délégation de journalistes qui l'accompagne durant sa visite officielle en Allemagne, M. Hariri a affirmé : « Le président de la République est le président du Liban tout entier. Il a effectué des démarches courageuses depuis qu'il a pris en charge ses responsabilités, des démarches qui ont consolidé la stabilité politique, sécuritaire et économique du pays dont bénéficient actuellement les Libanais. Nous rejetons totalement cette campagne contre lui. Ceux qui la mènent devraient comparer la situation à ce qu'elle était avant l'élection du président de la République. »
Saad Hariri a également dénoncé la campagne qui vise le directeur général des FSI, Achraf Rifi. « Nous nous comportons comme un État et prenons en compte tout ce qui est dans l'intérêt des Libanais. Il y a un État, et nous en sommes responsables, tout comme nous sommes responsables de la sécurité des gens et de la découverte des réseaux d'espionnage israéliens. Que veulent exactement dire ceux qui initient des campagnes contre les FSI ? Sont-ils pour le maintien des réseaux d'espionnage israéliens, pour que ces derniers ne soient pas combattus ? » s'est-il interrogé.
Concernant la date de sa prochaine visite à Damas, Saad Hariri a indiqué que les commissions concernées œuvrent actuellement pour la mise en place des dossiers nécessaires. « Lorsque ces commissions auront achevé leurs travaux, j'irai à Damas. Il a été question d'une visite à Beyrouth du Premier ministre syrien Naji Otri. J'ai voulu trancher cette question et me rendre dans la capitale syrienne, où je discuterai les dossiers et les accords qui concernent les deux pays », a-t-il noté. « Ma première visite en Syrie était une sorte de rencontre de franche explication avec le président Bachar el-Assad. Nous avons évoqué durant cette visite, et en toute franchise, toutes les questions qui concernent les deux pays et la nécessité d'établir une relation entre les États libanais et syrien dans le cadre de laquelle tout le monde serait à l'aise », a poursuivi le Premier ministre. « Les choses prendront un certain temps, et nécessitent un débat calme pour que la relation en cours entre les deux États soit dans leur intérêt réciproque », a-t-il souligné.
Au sujet du processus de paix régional, le Premier ministre a estimé que les exactions d'Israël à l'encontre des Palestiniens, notamment l'implantation de colonies à Jérusalem et en Cisjordanie, constituent « un avortement du processus de paix ». « Cela n'est pas seulement dirigé contre les Palestiniens et les Arabes, mais contre l'ensemble de la communauté internationale, qui se trouve actuellement confrontée à un test difficile. C'est pourquoi elle se doit de prendre les mesures appropriées face à Israël pour préserver sa crédibilité », a souligné Saad Hariri. « Il existe un nouveau langage européen concernant le processus de paix, et la chancelière Angela Merkel a contacté plusieurs responsables israéliens. Ses propos étaient clairs et francs, concernant le fait qu'elle ne s'attend pas à une agression israélienne contre le Liban », a-t-il ajouté.
Le Premier ministre a en outre estimé que durant ses contacts avec les responsables allemands, tous avaient saisi l'importance de l'application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité et, partant, la nécessité de ne pas réduire les troupes de la Finul.
Saad Hariri a ensuite dénoncé l'attaque ciblée contre la ministre des Finances, Raya el-Hassan, prenant position contre la politique d'endettement que réclame actuellement la minorité. « Nous ne devons pas augmenter la dette publique, comme le prônent actuellement certains, les mêmes qui critiquaient en permanence autrefois la politique d'endettement », a-t-il souligné. « (...) Nous ne voulons pas causer l'effondrement de la situation financière et économique, mais agir de manière responsable et dans l'intérêt du pays », a ajouté le Premier ministre.
Il a enfin assuré la tenue des élections municipales dans les délais, éloignant toute possibilité de report de cette échéance.
Dans le cadre de sa visite en Allemagne, M. Hariri s'est rendu hier au Bundestag où il s'est réuni avec le président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense Ruprecht Polenz, en présence des membres de la délégation libanaise et de la commission. Il a ensuite reçu en son lieu de résidence à l'hôtel Adlon les ambassadeurs arabes accrédités à Berlin, en présence du doyen du corps diplomatique arabe, l'ambassadeur saoudien Oussama Chabakji, puis l'ancien ministre allemand des Affaires étrangères, Frank Walter Steinmeier. En soirée, il s'est entretenu avec la présidente du bloc parlementaire du FDP (libéral), Birgit Homburger.

Le Premier ministre Saad Hariri a estimé hier que « la campagne menée par certains contre le président de la République, Michel Sleiman, relève de la confusion politique inutile qui ne mènera nulle part ». Dans une conversation à bâtons rompus avec la délégation de journalistes qui l'accompagne durant sa visite officielle en Allemagne, M. Hariri a affirmé : « Le président de la République est le président du Liban tout entier. Il a effectué des démarches courageuses depuis qu'il a pris en charge ses responsabilités, des démarches qui ont consolidé la stabilité politique, sécuritaire et économique du pays dont bénéficient...
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