Homme de vision et de courage
Le monde académique vient de perdre une belle figure, un grand recteur, un fidèle ami du Liban, un Libanais authentique.
Homme de vision, de rigueur, de courage et de persévérance, le père Jean Ducruet s.j. a maintenu l'Université Saint-Joseph de Beyrouth opérationnelle et efficiente, durant les années de guerre (1975-91), malgré les difficultés et les risques. J'ai eu le privilège de travailler avec lui, je respectais son jugement et ses hautes exigences pour une éthique académique constante.
Sa vie, son œuvre, sa disparition laissent une profonde
empreinte : l'inestimable exemple Ducruet
Samir TABET
Vice-président émérite de
l'Université américaine de Beyrouth
***
Une modestie incomparable
Il y a souvent des mots qui sont associés aux grandes âmes et d'autres qui n'en disent pas assez. Je ne trouve pas les mots adéquats pour parler du père Jean Ducruet, ou du moins les mots me manquent. J'ai eu l'occasion de le connaître de près quand j'étais étudiante, non pas par privilège mais grâce à sa modestie et à son dévouement. La guerre battait son plein vers la fin des années 80 et il était là, à la rue Huvelin, veillant personnellement, en sa qualité de recteur, à ce que les étudiants ne manquent de rien. Je me souviens qu'il s'était proposé de me fournir lui-même les formulaires nécessaires pour compléter mon dossier. À l'époque, comme tous les jeunes de mon âge, je pensais poursuivre mes études à l'étranger. Il m'avait dit : « Je vais me charger personnellement de votre dossier, il faut éviter les déplacements inutiles, les routes sont risquées. » La semaine d'après, j'ai retrouvé le père recteur au campus et il m'a remis les papiers dont j'avais besoin. Je n'oublierai jamais ce jour-là. Aujourd'hui, 21 ans après, je me souviens.
Viviane MATAR TOUMA
Faculté des lettres
et des sciences humaines, USJ
Le monde académique vient de perdre une belle figure, un grand recteur, un fidèle ami du Liban, un Libanais authentique.Homme de vision, de rigueur, de courage et de persévérance, le père Jean Ducruet s.j. a maintenu l'Université Saint-Joseph de Beyrouth opérationnelle et efficiente, durant les années de guerre (1975-91), malgré les difficultés et les risques. J'ai eu le privilège de travailler avec lui, je respectais son jugement et ses hautes exigences pour une éthique académique constante.Sa vie, son œuvre, sa disparition laissent une profonde empreinte : l'inestimable exemple Ducruet
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