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Liban - La Situation

Une affaire réglée, d’autres toujours en souffrance

Une semaine chargée vient de démarrer. Hier soir, alors que tous les indicateurs étaient négatifs, le Hezbollah a publié un communiqué dans lequel il a mis en avant la « révision claire et audacieuse » des positions de Walid Joumblatt et a annoncé, par là même, que le président syrien Bachar el-Assad était prêt à rencontrer M. Joumblatt « à une date qui sera annoncée très prochainement ». À la chaîne de télévision al-Manar, le chef du Parti socialiste progressiste a insisté sur la page qu'il venait de tourner « à jamais » avec Damas, alors que le matin même, le quotidien syrien al-Watan mettait en relief les « erreurs » commises par M. Joumblatt au cours de l'entretien qu'il a accordé samedi dernier à la chaîne qatari panarabe, al-Jazira. Parmi lesquelles le fait qu'il a rappelé que la Syrie était à l'origine de la mort de son père. La médiation du Hezbollah a quand même porté ses fruits, et a désavoué nombre d'observateurs tant libanais que syriens qui ne voyaient dans la tactique de M. Joumblatt que les signes d'un échec certain.
Reste donc à déterminer la date à laquelle M. Joumblatt reprendra le chemin de Damas. Selon la chaîne de télévision OTV, il s'y rendrait le 18 mars prochain. Cette information a un peu plus tard été confirmée par une source proche de Baabda. Réagissant à l'annonce faite par le Hezbollah, Oqab Sakr a adressé ses félicitations à M. Joumblatt : « Je félicite M. Joumblatt pour la visite qu'il va effectuer en Syrie et je félicite également le régime syrien d'avoir dépassé l'étape précédente. » Cette visite a poursuivi M. Sakr, « est de nature à améliorer les conditions de négociation et aide à consolider la souveraineté et l'indépendance » du pays.
Signe que les temps ont définitivement changé à Moukhtara, Walid Joumblatt, comme il l'a annoncé sur al-Jazira, ne prendra pas part à la commémoration annuelle de l'assassinat de son père à Moukhtara et laissera à son fils Taymour, accompagné du secrétaire général du PSP Charif Fayyad, le soin de déposer une rose sur la tombe de Kamal Joumblatt.
Parallèlement à ces développements, la question de la participation du Liban au sommet de la Ligue arabe qui se déroule en Libye les 27 et 28 mars courant n'était toujours pas tranchée hier, surtout que Beyrouth a estimé que la manière dont la Libye l'a invité au sommet - par le biais de l'envoi d'une lettre par poste à l'ambassade du Liban en Syrie - était insultante. Le carton a donc été refusé par l'ambassadeur du Liban à Damas, officiellement parce qu'il n'est « pas habilité » à recevoir de telles invitations, selon les termes utilisés par le communiqué du palais Bustros. Beyrouth attend à présent de recevoir une invitation conforme au protocole diplomatique. En principe, c'est une délégation libyenne qui devrait faire le déplacement afin de convier le Liban à prendre part au sommet arabe. « Mais, au vu des récents développements, et compte tenu de la manière dont les choses sont en train d'évoluer, la tendance est bel et bien au boycott », affirmait hier une source diplomatique qui indiquait ne pas croire en une volonté libyenne de bien faire les choses.
Sur le plan purement interne, le débat sur le projet de loi régissant les élections municipales se poursuivait hier au sein des commissions parlementaires chargées de l'étudier. Le président de la commission de l'Administration et de la Justice, Robert Ghanem, n'est pas allé par quatre chemins : « Le projet de loi peut difficilement être adopté dans les délais ; s'il faut qu'il y ait des municipales, il va falloir qu'elles soient régies par l'ancienne loi. » Le président de la commission des Finances, Ibrahim Kanaan, a de son côté réclamé la présence du ministre de l'Intérieur, Ziyad Baroud, « ou d'un délégué », parce que « certaines zones d'ombre continuent de planer en ce qui concerne le mode de scrutin proportionnel ». Dans le même temps, un travail préparatoire était également en train d'être effectué par le comité ministériel chargé de préparer, sous la houlette du ministre d'État pour la Réforme administrative Mohammad Fneich, la mise en place d'un système de nominations administratives, qui va d'ailleurs se fonder, pour cela, sur ce qui avait d'ores et déjà été préparé par son prédécesseur, Jean Oghassabian. La réunion d'hier a donc servi à jeter les bases du travail qui reste à accomplir, dans l'attente du retour de Saad Hariri qui se trouve actuellement en Allemagne. En tout et pour tout, ce comité dispose de 15 jours seulement pour accomplir sa mission : mettre en place un mécanisme objectif pour les nominations.
Une semaine chargée vient de démarrer. Hier soir, alors que tous les indicateurs étaient négatifs, le Hezbollah a publié un communiqué dans lequel il a mis en avant la « révision claire et audacieuse » des positions de Walid Joumblatt et a annoncé, par là même, que le président syrien Bachar el-Assad était prêt à rencontrer M. Joumblatt « à une date qui sera annoncée très prochainement ». À la chaîne de télévision al-Manar, le chef du Parti socialiste progressiste a insisté sur la page qu'il venait de tourner « à jamais » avec Damas, alors que le matin même, le quotidien syrien al-Watan mettait en relief...
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