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Liban

Une initiative en sept points pour « protéger le Liban » des dangers régionaux

Au terme des travaux de son troisième congrès qui s'est tenu hier au Bristol et qui a marqué le cinquième anniversaire de l'intifada de l'Indépendance du printemps 2005, le 14 Mars a publié un communiqué dans lequel il réaffirme son attachement à ses constantes et ses objectifs nationaux, tout en lançant une initiative en sept points visant à « protéger le Liban » (thème de ce troisième congrès). Adoptant un ton modéré, le 14 Mars a tendu la main au 8 Mars pour que les deux camps œuvrent ensemble en vue d'éviter au pays de nouvelles épreuves qui seraient provoquées par les tensions régionales.
Le communiqué final commence par rappeler les circonstances de l'intifada de l'Indépendance du 14 mars 2005, soulignant qu'à cette date, les Libanais avaient fait entendre leur voix, établissant les liens entre eux pour prôner haut et fort « un Liban souverain, libre, indépendant et arabe » et pour souligner que « les Libanais, chrétiens et musulmans, forment un seul peuple et désirent décider librement de la gestion de leurs affaires internes, dans le cadre d'un système démocratique fondé sur la défense des libertés et le respect des institutions constitutionnelles ». « Nous demeurons attachés à ces principes, dont notamment l'accord de Taëf, et nous désirons poursuivre la lutte afin de les consolider, souligne le communiqué. Nous avons affirmé, et le peuple libanais a affirmé avec nous ce jour-là, que l'essence du 14 Mars réside dans cette rencontre entre les fils d'une même patrie, une telle rencontre étant la garantie naturelle pour tous les Libanais, quelles que soient leur appartenance confessionnelle ou politique. »
Et le communiqué de poursuivre : « L'intifada du 14 Mars a refondé l'indépendance sur les bases de la coexistence, par la force du peuple et grâce au sang des martyrs Rafic Hariri, Bassel Fleyhane, Samir Kassir, Georges Haoui, Gebrane Tuéni, Pierre Gemayel, Walid Eido, Antoine Ghanem, Wissam Eid, François Hajj, et les autres martyrs et victimes innocentes, civiles et militaires. Le martyre a ainsi uni toutes les communautés libanaises. »
« Notre intifada se poursuivra jusqu'à la réalisation de ses objectifs, ajoute le 14 Mars. Elle se poursuit en dépit des déceptions, et elles sont nombreuses, et en dépit des erreurs que nous avons commises. Notre intifada se poursuit pour préserver notre rêve en une société plus fraternelle, plus ouverte, notre rêve en une vie meilleure, marquée par des rapports avec l'autre qui ne soient pas fondés sur la peur et la violence. Notre intifada se poursuit afin de ne pas être replongés dans cette longue nuit hantée par les cauchemars des combats fratricides et conditionnée par une " tutelle " qui voulait nous apprendre comment vivre ensemble en paix. Notre intifada se poursuit parce que nous ne voulons pas que le pays soit à nouveau contrôlé, mais qu'il fasse preuve plutôt de cohésion, qu'il soit uni, libre, souverain, indépendant, qu'il soit libanais, dans toute l'acception du terme, arabe, dans toute l'acception du terme, humain, dans toute l'acception du terme. Notre intifada se poursuit parce que nous voulons édifier "le Liban du vivre ensemble", dans le Machreq du "vivre ensemble", au cœur de "l'arabisme du vivre ensemble", dans un " monde du vivre en commun ", de manière à être égaux tout en jouissant de la diversité. »
Après avoir souligné que « des dangers et de possibles guerres destructrices menacent le Liban », le communiqué déplore le fait que « l'ennemi israélien continue de refuser la paix et de faire obstruction aux solutions pacifiques, faisant fi de toutes les résolutions internationales et allant de l'avant sur la voie de l'escalade, de la judaïsation, du tri raciste et de la construction de colonies. Et récemment, il a fait obstruction aux tentatives de la communauté internationale de donner une chance sérieuse aux négociations entre les Palestiniens et Israël. Dans le même temps, les préparatifs et les menaces réciproques se multiplient avec comme toile de fond les développements en rapport avec le dossier du nucléaire iranien qui fait planer le spectre de dangers et de confrontations qui risquent de mettre un terme à la stabilité relative dans la région, avec tout ce que cela pourrait avoir comme conséquences graves pour le Liban ».

Les sept points
Le 14 Mars a ensuite proposé à l'autre camp, face aux « développements régionaux inquiétants qui menacent le Liban », une initiative en sept points afin de « protéger le Liban » :
Réaffirmer l'attachement aux résolutions de la conférence de dialogue qui ont été appliquées et réclamer l'application des résolutions qui ont été convenues à l'unanimité, dont notamment l'établissement de relations normales avec la Syrie et définir un calendrier précis pour l'exécution du dernier point inscrit à l'ordre du jour, à savoir la stratégie de défense. Toutes les forces participant au gouvernement et présentes au Parlement sont appelées à coopérer en vue de faciliter l'action de l'État et éviter tout comportement susceptible de bloquer cette action.
Le différend interne légitime est une chose et faire face à l'occupation en est une autre. De ce fait, toute agression israélienne contre n'importe quelle partie du Liban serait une agression contre tout le Liban et les Libanais y feront face comme un seul bloc.
Toutes les factions politiques sont appelées à proclamer sans détour, en joignant l'acte à la parole, que la défense nationale relève de la responsabilité de l'État, par le biais de son autorité légale, ses institutions constitutionnelles et son armée nationale. Cela implique que l'État doit être en mesure d'assumer ses responsabilités et que ses décisions doivent être respectées.
Le Liban doit s'employer à éviter d'être, sous aucun prétexte, le détonateur d'une conflagration ou d'une guerre dans la région.
La réponse à toute agression israélienne relève de la responsabilité de l'armée libanaise qui doit informer le gouvernement de la situation et il revient alors au gouvernement, exclusivement, d'apprécier la situation et de prendre les décisions qui s'imposent.
Le 14 Mars invite l'État libanais à prendre contact avec la Ligue arabe afin qu'elle assume ses responsabilités dans le cadre du pacte de défense commune arabe afin de protéger le Liban. Le 14 Mars renouvelle son appel en vue d'une participation de la Ligue arabe à l'élaboration des bases d'une stratégie de défense libanaise.
Le 14 Mars invite l'État à lancer une initiative en direction de la communauté internationale afin qu'elle assume ses responsabilités au niveau de l'application de la résolution 1701, qui constitue un élément fondamental pour la protection du Liban.
En conclusion, le 14 Mars souligne sa détermination à entreprendre des initiatives en direction : de la société civile afin de constituer un filet de sécurité sociale ; des pays arabes pour les pousser à soutenir le Liban et à protéger sa formule fondée sur l'arabisme de la diversité et de la culture de la tolérance ; des pays étrangers afin de convaincre les gouvernements et l'opinion publique de ces pays du rôle vital que le Liban peut jouer dans la région et dans le monde du fait de sa formule unique.

Au terme des travaux de son troisième congrès qui s'est tenu hier au Bristol et qui a marqué le cinquième anniversaire de l'intifada de l'Indépendance du printemps 2005, le 14 Mars a publié un communiqué dans lequel il réaffirme son attachement à ses constantes et ses objectifs nationaux, tout en lançant une initiative en sept points visant à « protéger le Liban » (thème de ce troisième congrès). Adoptant un ton modéré, le 14 Mars a tendu la main au 8 Mars pour que les deux camps œuvrent ensemble en vue d'éviter au pays de nouvelles épreuves qui seraient provoquées par les tensions régionales. Le communiqué final commence par rappeler les circonstances de...
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