L'exposition, visible jusqu'au 5 septembre, est le premier volet d'un cycle de cinq expositions réparties sur cinq ans, intitulé "Les jours de Rome". /
La période qui va de la fin du IIe siècle à la deuxième moitié du Ier siècle avant Jésus-Christ est l'une des plus innovantes et originales pour l'identité culturelle et artistique romaine, notamment après la mise à sac de Corinthe par Lucius Mummius Achaicus en 146 avant JC.
Alors qu'elle était une ville de bois et de terre cuite (y compris les temples), Rome va se transformer peu à peu en une ville de marbre, pendant et après le règle d'Auguste (1er siècle après Jésus-Christ), pour devenir enfin la Ville éternelle.
De ville archaïque, Rome va "devenir une ville innovante grâce à l'apport grec, donnant naissance à une matrice gréco-romaine qui se répandra durablement dans le monde, jusqu'aux États-Unis, où l'architecture du Capitole de Washington en est un symbole éclatant", explique le conservateur Eugenio La Rocca.
Pour illustrer ce parcours, les conservateurs ont dispersé dans les collections permanentes mais aussi dans les salles d'exposition temporaire des oeuvres prêtées par les musées les plus prestigieux : du British Museum au Louvre en passant par les musées de Munich, Athènes, Naples et Copenhague.
Les sculptures exposées racontent l'évolution du goût romain: alors qu'on a tendance à voir "l'art romain comme un bloc, il faut en revanche se souvenir qu'il a évolué tout comme l'art italien, qui a beaucoup changé entre Beato Angelico et Canova", souligne Eugenio La Rocca.
Au-delà de l'intérêt historique, le visiteur sera ému par la fragilité des fragments de terre cuite qui ornaient la Rome antique, comme cette "Déesse sur son trône" auquel manque la moitié du visage.
Touchant aussi, dégageant une atmosphère presque intimiste, "Le tireur d'épine", qui représente un jeune garçon assis tentant de retirer une épine fichée dans son pied. Plus classique, le Kouros Pisoni, somptueux buste à la beauté intemporelle.
Les lieux publics ne sont pas les seuls à connaître cette révolution culturelle, qui touche aussi les (riches) particuliers: l'écrivain et homme d'État Cicéron (106-43) fit ainsi venir d'Athènes des statues d'Hermès, d'Hercule et d'Athéna pour décorer sa villa de Tusculum.
L'exposition, visible jusqu'au 5 septembre, est le premier volet d'un cycle de cinq expositions réparties sur cinq ans, intitulé "Les jours de Rome".
Après "L'âge de la conquête" suivront "Le portrait romain entre République et Empire" (2011), "L'architecture comme représentation du pouvoir" (2012), "La période de l'équilibre" (2013) et enfin "La période de l'angoisse" (2014).
Alors qu'elle était une ville de bois et de terre cuite (y compris les temples), Rome va se transformer peu à peu en une ville de marbre, pendant et après le règle d'Auguste (1er siècle après Jésus-Christ), pour devenir enfin la Ville éternelle.
De ville archaïque, Rome va "devenir une ville innovante grâce à l'apport grec, donnant naissance à une matrice gréco-romaine qui se répandra durablement dans le...


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