Le souvenir d'une campagne 2009 décevante, avec un échec d'entrée en République tchèque puis un maintien acquis dans la douleur chez les modestes Néerlandais, devrait cependant servir de garde-fou contre tout excès de confiance.
Sur le papier, avec Jo-Wilfried Tsonga (11e) et Gaël Monfils (15e), en pole position pour les simples, la qualité est là.
« C'est de loin le potentiel le plus grand que l'on ait jamais eu en France », souligne Guy Forget dans le dossier de presse fédéral.
« Je fonde de gros espoirs dans ce groupe car si la mayonnaise veut bien prendre, il y a de quoi faire de grandes choses, vivre des matches incroyables avec ces garçons. D'autant qu'ils sont très polyvalents », ajoute-t-il.
« Maintenant, il faut que tout le monde aille dans le même sens. Une Coupe Davis ne se gagne pas avec un seul joueur mais avec quatre, cinq, six, voire huit joueurs. »
À domicile en quarts
Cette phrase n'est pas dénuée de sens car si Tsonga a remporté ses cinq matches à enjeu depuis ses débuts en Coupe Davis en 2008, Gaël Monfils, pour son baptême du feu, s'est complètement « troué » en septembre dernier à Maastricht face à Timéo De Bakker.
Amené, en principe, à se mesurer vendredi au numéro un allemand Philipp Kohlschreiber (30e mondial), c'est lui qui détient les clés de ce premier tour.
« Gaël, fort de ce qu'il a pu vivre à Maastricht l'an passé, a acquis de l'expérience. Je ne peux pas imaginer qu'il soit moins bon aujourd'hui en Coupe Davis que l'an passé », soutient Guy Forget.
Le capitaine paraît serein car il sait qu'il peut compter, en cas de nouvelle défaillance, sur Michaël Llodra et Julien Benneteau, protagonistes de la récente finale de l'Open 13, sur la même surface en dur qui sera utilisée ce week-end au Palais des Sports de Toulon.
L'équipe de France tient donc son destin entre ses mains, d'autant qu'elle est assurée, en cas de victoire, de recevoir de nouveau lors des quarts de finale.
Ce serait face au vainqueur du choc entre l'Espagne, tenante du titre, et la Suisse qui se rencontrent sur terre battue, à Logrono, sans Rafael Nadal ni Roger Federer.

