Interrogé sur les chances de réussite du dialogue national, à l'ombre des protestations de certaines parties concernant le choix des participants à la table de dialogue, il a répondu : « Des critiques ont été émises des deux côtés. Le choix des participants relève du président de la République, et je vais me réunir avec mes alliés pour examiner cette question. Mais la table de dialogue doit entamer ses travaux, concernant les grands dossiers comme la stratégie de défense et les armes. »
Le président du Conseil a, par ailleurs, indiqué qu'il était en contact permanent avec le président syrien Bachar el-Assad et qu'il coordonnait avec lui dans divers domaines. « Je le remercie pour la façon dont il m'a reçu. Nous œuvrons pour développer les relations, à plusieurs niveaux, notamment économique et commercial, et de la défense », a-t-il dit au sujet du président syrien.
Saad Hariri a ensuite affirmé que le quotidien italien Corriere della Sera avait publié un rectificatif concernant l'interview qu'il lui avait accordée, précisant que « la conversation portait sur les relations diplomatiques entre le Liban et la Syrie ». « Ces relations n'étaient pas le problème du président Hafez el-Assad, ni du président Bachar el-Assad. Du temps du président Hafez el-Assad, les relations étaient bonnes avec le président Rafic Hariri. Elles l'étaient également avec le président Bachar el-Assad », a poursuivi M. Hariri. « Parfois, il y avait au Liban des personnes qui ne voulaient pas de ces relations, et il en était de même côté syrien. Le quotidien italien a publié un rectificatif. Le nom du président irakien Saddam Hussein n'a jamais été mentionné durant cette interview. La comparaison était la suivante : comme il y a eu des relations problématiques entre la Syrie et le Liban, il y a eu également des relations problématiques entre l'Irak et le Koweït, et tout le monde le sait. De toute façon, je n'ai pas tenu ces propos, qui ont donné l'impression que je comparais Hafez el-Assad à Saddam Hussein », a noté Saad Hariri.
Le Premier ministre s'est par ailleurs réuni avec l'émir Hamad bin Khalifa al-Thani, en présence de la délégation officielle libanaise et de plusieurs hauts responsables qataris. Il a ensuite eu un aparté de près d'une heure avec cheikh Hamad sur les développements régionaux et internationaux. Auparavant, M. Hariri avait rencontré le prince héritier, cheikh Tamim bin Hamad al-Thani. Il a également reçu en son lieu de résidence à Doha le ministre qatari de l'Énergie et de l'Industrie, Abdallah ben Hamad al-Attiyah, qui a indiqué que la réunion avait notamment porté sur le domaine de l'énergie.
Le Premier ministre a également visité le Musée d'art islamique ainsi que l'école libanaise de Doha.


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