Plus précisément, la dette interne a également grossi de 15,3 % à 29,8 milliards de dollars, tandis que la dette externe a baissé de 0,5 % annuellement à 21,3 milliards de dollars. La dette en devises locales a compté, quant à elle, pour 58,4 % de la dette publique brute fin 2009, contre 55 % un an plus tôt. La dette en devises étrangères a également enregistré une légère érosion, passant de 45 % en 2008 à 41,6 % cette année. Finalement, les eurobonds ont compté pour environ 67 % de la dette externe.
Les banques ont constitué 58,4 % de la dette publique totale à la fin de 2009, en comparaison avec 56,7 % pour la même période de l'an dernier. Vient ensuite la Banque du Liban (BDL) avec 19,4 % contre 18,8 % fin 2008. Les institutions publiques et financières, et le public en général, ont compté, quant à eux, pour 10,6 % de la dette publique, comparé à 9,7 % fin 2008. De plus, les prêts multilatéraux et bilatéraux ont représenté 5,8 % de la dette, en comparaison avec 6,4 % à la fin de l'année 2008, tandis que le reste des détenteurs a représenté les 5,8 % restants.
Parallèlement, la majorité de la dette publique fin 2009 (88,4 %) était détenue par des résidents, contre 85,2 % un an plus tôt. La dette publique nette, qui ne prend pas en compte les dépôts du secteur public à la BDL et auprès des banques, a de ce fait grossi annuellement de 6,3 % à 44,1 milliards de dollars. La dette brute du marché (c'est-à-dire la dette publique totale moins les portefeuilles de la BDL, de la Caisse nationale de Sécurité sociale, les prêts bilatéraux et multilatéraux ainsi que les dettes liées à Paris II et Paris II) a également compté pour environ 65 % de la dette publique totale.

