Prenant la parole devant les membres de la délégation, le patriarche maronite a lancé un appel à la concorde sur le plan interne. « Chrétiens et musulmans doivent vivre au Liban dans un climat de concorde et de fraternité, a notamment déclaré le cardinal Sfeir à cette occasion. Au lieu de s'entretuer, ils devraient vivre dans une atmosphère d'entente. Le président Élias Hraoui était un trait d'union entre tous les Libanais. C'est le seul président qui a un prix en son nom. »
De son côté, Mme Hraoui a déclaré, à sa sortie de Bkerké : « Nous avons rendu visite au patriarche Sfeir en notre qualité de comité du prix Élias Hraoui pour lui demander de nous faire l'honneur d'accepter ce prix qui est octroyé chaque année à une personnalité prestigieuse au Liban. Le comité a estimé que le prix cette année devait être octroyé à la personnalité la plus importante au Liban, en l'occurrence le patriarche (Sfeir) car nous considérons qu'il a préservé le Liban, ainsi que la coexistence et les principes fondamentaux auxquels tout le Liban a foi. Sa Béatitude a accepté notre demande. Ceci est une grande joie, non seulement pour le comité, mais aussi pour tous ceux qui croient dans le pacte national dont nous avons tous besoin dans les circonstances présentes. »
Le Conseil national de la révolution du Cèdre
Le patriarche maronite a, d'autre part, accordé audience dans la journée d'hier au député Farid Élias el-Khazen, à l'ancien ministre Youssef Salamé, à M. Jean Hawat, ainsi qu'à une délégation du Conseil national de la révolution du Cèdre, comprenant le secrétaire général de l'organisation, Tony Nissi, le responsable des relations internationales, Élias Khalil, le responsable des relations avec la presse, Bassam Daou, et le responsable des relations publiques, Joseph Sokhn.
À l'issue de sa réunion avec le cardinal Sfeir, la délégation du Conseil national de la révolution du Cèdre a rendu public un communiqué mettant en garde contre une nouvelle guerre qui risque d'être déclenchée contre le Liban dans le cadre du contentieux portant sur le nucléaire iranien. Réaffirmant que le gouvernement libanais est la seule autorité responsable de la sauvegarde de la souveraineté nationale et la seule habilitée à prendre la décision de guerre et de paix, le Conseil national de la révolution du Cèdre a invité le Hezbollah à « s'abstenir de toute action qui serait susceptible de violer les lois et conventions internationales ou la résolution 1701, ou encore de menacer la paix civile et d'exposer le pays à de graves dangers ». Le Conseil a également mis en garde Israël contre toute agression visant « les institutions publiques et l'infrastructure » libanaises. « En cas de guerre (lancée par l'État hébreu), souligne le communiqué, le Conseil national de la révolution du Cèdre mènera avec le lobby libanais dans les instances internationales une campagne politique et diplomatique globale visant à faire face à toutes les parties, dont notamment Israël et ceux qui la soutiennent. Nous œuvrerons alors à obtenir une résolution condamnant Israël pour son agression, le gouvernement libanais pour avoir fui devant ses responsabilités et le Hezbollah pour avoir violé la résolution 1701. »


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