De plus, l'excédent primaire a lui aussi augmenté à 3,4 % du PIB. Parallèlement, la dette publique a baissé pour atteindre 153 % du PIB (contre 160 % en 2008). L'institution financière prévoit un taux de croissance moyen de 5,5 % pour 2010-2011.
Les performances macroéconomiques soutenues par un système bancaire solide ont ainsi permis au Liban de voir sa notation attribuée par Standard & Poor's passer de « B-» à « B ». En parallèle, Moody's a également revu à la hausse ses perspectives de notation, qui sont passées de « stables » à « positives », rappelle le rapport. Merrill Lynch s'attend ainsi à une amélioration de deux points de la notation de l'agence Fitch Ratings - notation qui est restée inchangée depuis 2001.
L'activité économique soutenue a contribué à couvrir le déficit budgétaire qui a baissé jusqu'à atteindre 9,1 % du PIB. Ainsi, les revenus budgétaires de l'État ont augmenté de 21 % en glissement annuel. En outre, les dépenses publiques ont augmenté de 15 % entraînant la hausse de l'excédent primaire de 81 % pour atteindre 3,4 % du PIB.
Merrill Lynch a souligné que le problème de la balance fiscale est de nature structurelle. Le rapport met l'accent sur trois domaines essentiels où le gouvernement devrait se concentrer : la réforme du secteur de l'énergie, la privatisation des réseaux de téléphonie mobile et l'augmentation de la TVA à 15 %. Selon Merrill Lynch, cette dernière réforme n'est toutefois pas envisageable pour le moment, la privatisation de la téléphonie mobile étant ainsi la principale réforme à appliquer.
Par ailleurs, rappelant que les banques sont les détentrices majeures de la dette publique, le rapport de Merrill Lynch a souligné que l'augmentation des dépôts bancaires de 23 % a poussé à la baisse les rendements sur les bons du Trésor en livres libanaises - une tendance qui ne devrait pas être renversée dans le futur proche. En outre, le rapport indique qu'avec la baisse continue du taux de dollarisation, le gouvernement serait plus enclin à emprunter en livres. Le rapport prévoit, par ailleurs, un échange de la dette arrivant à maturité en 2010, dont le montant s'élève à 3,4 milliards de dollars.


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