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Économie - Liban - Rapport

Merrill Lynch prévoit un relèvement de la notation du Liban par Fitch

La banque d'investissement américaine Merrill Lynch a souligné la résilience de l'économie locale face à la crise mondiale, prévoyant une croissance réelle de 5,5 % en moyenne sur la période 2010-2011.
Rétrospectivement, l'année 2009 s'est déroulée dans de bonnes conditions économiques, souligne le rapport trimestriel de la banque d'investissement américaine Merrill Lynch. Selon cette dernière, le Liban est sorti « indemne » de la crise économique qui a frappé le monde en 2008-2009 et cela se reflète notamment au niveau des indicateurs macroéconomiques du pays. Selon le rapport de Merrill Lynch, cité par le Lebanon Weekly Monitor de la Bank Audi, le produit intérieur brut (PIB) aurait atteint 8 % en moyenne en 2008-2009. En détail, le rapport rappelle que le nombre de touristes a bondi de 40 % en glissement annuel à la fin de 2009, alors que le bilan global des banques commerciales a affiché une augmentation de 22 %, dopée par une hausse de 23 % des dépôts. Les réserves en devises de la Banque centrale ont également augmenté (de 8,5 milliards de dollars en glissement annuel) pour atteindre 25,6 milliards de dollars, grâce notamment à l'accroissement des dépôts.
De plus, l'excédent primaire a lui aussi augmenté à 3,4 % du PIB. Parallèlement, la dette publique a baissé pour atteindre 153 % du PIB (contre 160 % en 2008). L'institution financière prévoit un taux de croissance moyen de 5,5 % pour 2010-2011.
Les performances macroéconomiques soutenues par un système bancaire solide ont ainsi permis au Liban de voir sa notation attribuée par Standard & Poor's passer de « B-» à « B ». En parallèle, Moody's a également revu à la hausse ses perspectives de notation, qui sont passées de « stables » à « positives », rappelle le rapport. Merrill Lynch s'attend ainsi à une amélioration de deux points de la notation de l'agence Fitch Ratings - notation qui est restée inchangée depuis 2001.
L'activité économique soutenue a contribué à couvrir le déficit budgétaire qui a baissé jusqu'à atteindre 9,1 % du PIB. Ainsi, les revenus budgétaires de l'État ont augmenté de 21 % en glissement annuel. En outre, les dépenses publiques ont augmenté de 15 % entraînant la hausse de l'excédent primaire de 81 % pour atteindre 3,4 % du PIB.
Merrill Lynch a souligné que le problème de la balance fiscale est de nature structurelle. Le rapport met l'accent sur trois domaines essentiels où le gouvernement devrait se concentrer : la réforme du secteur de l'énergie, la privatisation des réseaux de téléphonie mobile et l'augmentation de la TVA à 15 %. Selon Merrill Lynch, cette dernière réforme n'est toutefois pas envisageable pour le moment, la privatisation de la téléphonie mobile étant ainsi la principale réforme à appliquer.
Par ailleurs, rappelant que les banques sont les détentrices majeures de la dette publique, le rapport de Merrill Lynch a souligné que l'augmentation des dépôts bancaires de 23 % a poussé à la baisse les rendements sur les bons du Trésor en livres libanaises - une tendance qui ne devrait pas être renversée dans le futur proche. En outre, le rapport indique qu'avec la baisse continue du taux de dollarisation, le gouvernement serait plus enclin à emprunter en livres. Le rapport prévoit, par ailleurs, un échange de la dette arrivant à maturité en 2010, dont le montant s'élève à 3,4 milliards de dollars.
Rétrospectivement, l'année 2009 s'est déroulée dans de bonnes conditions économiques, souligne le rapport trimestriel de la banque d'investissement américaine Merrill Lynch. Selon cette dernière, le Liban est sorti « indemne » de la crise économique qui a frappé le monde en 2008-2009 et cela se reflète notamment au niveau des indicateurs macroéconomiques du pays. Selon le rapport de Merrill Lynch, cité par le Lebanon Weekly Monitor de la Bank Audi, le produit intérieur brut (PIB) aurait atteint 8 % en moyenne en 2008-2009. En détail, le rapport rappelle que le nombre de touristes a bondi de 40 % en glissement annuel à la fin de 2009, alors que le bilan global des banques commerciales a affiché...
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